Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population
24 janvier 2014

Le fossé entre riches et pauvres est le principal risque pesant sur le monde ces 10 prochaines années, devant les événements climatiques et le chômage, prévient le Forum économique mondial, alors que se tient le Forum de Davos cette semaine. Face à la montée des inégalités, Oxfam tire le signal d’alarme. Et depuis des dizaines d’années le Parti Communiste Réunionnais souligne qu’il n’y aura pas de développement durable de La Réunion sans l’abolition de l’apartheid social, qui coupe notre pays en deux mondes de plus en plus inégalitaires. Et qu’attendent les élu(e)s réunionnais(es) qui bénéficient de ce système injuste pour y mettre un terme ?
« Le fossé persistant entre les revenus des citoyens les plus riches et ceux des plus pauvres est considéré comme le risque susceptible de provoquer les dégâts les plus graves dans le monde au cours de la prochaine décennie ». Dans un rapport sur les risques mondiaux présenté la semaine dernière, le Forum économique mondial donne le ton des débats qui agiteront l’édition 2014 du Forum de Davos.
La pauvreté sera le sujet phare de la réunion annuelle du gotha mondial des affaires et de la politique qui s’ouvre ce mercredi, jusqu’au 25 janvier, dans la station de ski suisse. « Regardez ce qu’il s’est passé avec le printemps arabe, regardez ce qu’il s’est passé au Brésil, regardez en Afrique du Sud, les gens ne peuvent tout simplement plus le supporter », a déclaré Jennifer Blanke, économiste en chef au Forum économique mondial, lors d’un point presse.
Selon l’organisation internationale, la disparité des revenus est le risque global le plus susceptible de provoquer un « choc systémique » à l’échelle mondiale, devant les événements météorologiques extrêmes, le chômage et les cyberattaques. Le rapport, qui étudie 31 risques globaux, cite également les crises budgétaires ou une éventuelle crise de l’eau parmi les plus préoccupants. « Chaque risque examiné (...) pourrait provoquer une défaillance à l’échelle mondiale, mais c’est leur interconnexion qui accentue leurs effets négatifs au point qu’ensemble, ces effets pourraient être décuplés », estime Jennifer Blanke.
La crise récente illustre parfaitement ces interconnexions, observe le rapport. « L’échec des institutions financières a provoqué une crise financière qui a entraîné une crise de liquidités dont de nombreuses économies ont été victimes. Cela a conduit alors à une flambée du chômage, une aggravation des écarts de revenus et, au final, à des tensions politiques et sociales, voire des mouvements de protestation, dans certains pays d’Europe et grands marchés émergents. »
Saluant ces arguments, l’ONG (organisation non gouvernementale) Oxfam enfonce le clou, chiffres à l’appui, dans son rapport "En finir avec les inégalités extrêmes" publié lundi. « Les richesses du monde sont divisées en deux : près de la moitié est entre les mains des 1% les plus riches, tandis que 99% de la population mondiale se partagent l’autre moitié », écrit l’ONG, selon qui sept personnes sur 10 vivent dans un pays où les inégalités se sont creusées ces 30 dernières années.
Une tendance qui ne devrait pas ralentir avec la perspective d’une sortie de crise. Bien au contraire, si l’on s’appuie sur l’exemple américain. « Aux États-Unis, les 1% les plus riches ont confisqué plus de 95% de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90% les moins riches se sont appauvris ».
Oxfam, qui dénonce un « système faussé au profit de quelques-uns », pointe les responsables de ce creusement des inégalités : la déréglementation financière (par exemple aux États-Unis), les systèmes fiscaux biaisés, les règles facilitant la fraude fiscale, les mesures d’austérité (surtout en Europe), les politiques défavorables aux femmes ou la confiscation des recettes issues du pétrole et de l’extraction minière.
Estimant que les personnalités qui se réuniront à Davos ont « le pouvoir d’inverser la progression galopante des inégalités », l’ONG leur adresse une liste de recommandations pour mettre fin à « une dynamique et des cycles d’avantages qui s’amplifient mutuellement et se transmettent de génération en génération ».
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
APE entre l’UE et tous les pays voisins incluant les services
Mézam étan marmaye mi rapèl l’avé plin liv la kaz é an parmi l’avé inn dsi bann zoizo, gayar vèye pa koman é dann liv-la ilistré in zoli fasson (…)
In kozman pou la rout
Face à l’onde de choc qui traverse le système judiciaire français et secoue la conscience nationale dans ce pays, l’heure n’est plus aux postures (…)
180 litres d’eau potable par jour par personne : droit dans le mur
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture