Retrait des forces d’agression US du Moyen-Orient

Plan de paix de l’Iran au régime de Washington

4 mai

L’Iran a proposé aux États-Unis un plan en 14 points visant à mettre fin durablement au conflit, incluant le retrait des forces américaines et la levée des sanctions. Contrairement à Washington, qui propose une trêve de deux mois, Téhéran veut un accord global en 30 jours. Après des bombardements meurtriers fin février et une trêve en avril, les négociations à Islamabad ont échoué, et l’Iran attend une réponse américaine.

L’Iran a transmis aux États-Unis une contre-proposition en 14 points visant à mettre fin durablement aux hostilités et à obtenir le retrait complet des forces américaines de la région, selon l’agence semi-officielle Tasnim. Ce plan, remis par l’intermédiaire du Pakistan, répond à une proposition américaine en neuf points, révélant des divergences profondes entre les deux parties quant aux objectifs et au calendrier des négociations.
Washington privilégierait un cessez-le-feu temporaire de deux mois, tandis que Téhéran insiste sur une échéance plus courte, de 30 jours, pour régler les questions essentielles. Les autorités iraniennes rejettent l’idée d’une simple trêve et souhaitent orienter les discussions vers une « fin de la guerre » définitive. Cette position traduit la volonté de l’Iran de transformer un arrêt provisoire des combats en un accord global et contraignant.

L’agresseur devra réparer les dégâts

Parmi les principales exigences iraniennes figurent le retrait des troupes américaines des zones proches de ses frontières, ainsi que des garanties de non-agression. Sur le plan économique, Téhéran réclame la levée du blocus naval, la restitution de ses avoirs gelés, un assouplissement des sanctions internationales et le versement de compensations. Le projet inclut également un arrêt des hostilités sur plusieurs fronts régionaux, notamment au Liban, et propose la création d’un nouveau mécanisme de gouvernance pour le détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le transport mondial de pétrole.
Ce regain de tensions s’inscrit dans un contexte particulièrement explosif. Le 28 février, des attaques conjointes d’Israël et des États-Unis ont visé Téhéran et d’autres villes, entraînant la mort du guide suprême iranien de l’époque, Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables militaires et de nombreux civils. L’Iran a riposté par des attaques de missiles et de drones contre Israël et des bases militaires américaines dans la région.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, suivi de discussions à Islamabad entre délégations iranienne et américaine. Celles-ci n’ont toutefois pas permis d’aboutir à un accord. L’Iran attend désormais une réponse officielle de Washington, dans un climat où chaque initiative diplomatique reste fragile face au risque d’une nouvelle escalade.

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