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Pour les chefs d’entreprises européens, le "no deal" serait un "désastre"

Négociations autour du Brexit

Témoignages.re / 17 septembre 2019

Un départ du Royaume-Uni sans accord avec l’Union européenne serait "un désastre", a prévenu l’organisation patronale européenne, Business Europe, qui appelle Bruxelles et Londres à "déployer tous les efforts raisonnables" pour s’entendre.

Siège de la Commission européenne. Le Royaume-Uni contribue au financement des fonds structurels dont a grand besoin La Réunion. L’enveloppe risque de se réduire.

"Le ’no deal’ est la recette du désastre et doit être définitivement écarté", a estimé Markus J. Beyrer, directeur général de Business Europe, dans un communiqué. "Une sortie désordonnée et sans accord du Royaume-Uni serait extrêmement néfaste pour toutes les parties" et "causerait d’importants dommages chez les citoyens et les entreprises au Royaume-Uni et sur le continent", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson rencontré le 16 septembre à Luxembourg le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, pour faire avancer les discussions à un mois et demi du départ prévu du Royaume-Uni, le 31 octobre.

"Nous exhortons les deux parties à déployer tous les efforts raisonnables et à engager un dialogue constructif", a insisté Markus J. Beyrer, considérant un accord comme "une nécessité absolue". Il estime que l’option d’un nouveau report du Brexit, "loin d’être idéale", "devrait être considérée (...) si elle est limitée dans le temps et si le Royaume-Uni offre une voie claire vers un accord".

Boris Johnson veut que le Royaume-Uni quitte l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord. Il s’est dit le 13 septembre "prudemment optimiste" avant sa rencontre avec M. Juncker, la première depuis son arrivée au pouvoir fin juillet.

Un sommet européen doit se tenir les 17 et 18 octobre à Bruxelles, ce qui pourrait être la dernière chance d’un accord entre les deux parties.