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9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Réponse africaine à des accusations occidentales relayées par la presse
2 avril 2009

La présence « supposée massive » de la Chine en Afrique n’est pas une menace pour la bonne gouvernance économique, a soutenu ce lundi à Dakar Carlos Oya, professeur d’Economie politique de développement à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’Université de Londres.
Selon le Pr Oya, qui s’exprimait à un séminaire consacré au thème de "La gouvernance pour le développement en Afrique", il y a un effet de manipulation à travers la presse visant à présenter la présence de la Chine en Afrique comme une menace pour la bonne gouvernance économique.
« Ce n’est pas exact de présenter la Chine comme une menace », a-t-il martelé.
La rencontre qui s’est ouverte ce lundi et qui se poursuit jusqu’au 3 avril prochain dans la capitale sénégalaise est organisée par le Centre de recherche sur les politiques sociales (CREPOS) de l’Université de Dakar et la SOAS, en partenariat avec la fondation Mo Ibrahim.
« La Chine n’est pas un grand bailleur de fonds. Elle accorde environ 500 millions de dollars aux pays en développement, contre 30 milliards de dollars pour les pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) », a-t-il indiqué.
A rappeler que les échanges entre la Chine et les pays d’Afrique ont bondi de 10 milliards de dollars en 2000 à 107 milliards en 2008, et progressent à un rythme annuel de 30%, alors que l’Afrique assure un tiers des importations de pétrole de la Chine. Selon Pékin, ces relations se sont encore approfondies depuis l’organisation dans la capitale chinoise en 2006 d’un forum Chine-Afrique.
Pour M. Oya, lier la bonne gouvernance au progrès économique, « c’est poser un rapport loin d’être évident ». Il a cité, pour illustrer ses propos, l’exemple de la Chine, de la Thaïlande et de l’Inde « qui ont réussi d’importants progrès économiques ces dernières décennies, sans avoir à appliquer les recettes de bonne gouvernance ».
De son côté, l’universitaire sénégalais, Alfred Ndiaye, estime en revanche que le rapport entre la bonne gouvernance et le développement est un débat qui interpelle tous les Africains.
« Nous avons organisé ce séminaire pour débattre autour de seize thématiques liées à la bonne gouvernance et au développement », a-t-il souligné, citant la question de la mobilisation des ressources financières dans les pays africains, la gouvernance locale, la modernisation des Etats, la corruption, etc…
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