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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Hier à Panmunjom
13 février 2014, par

Les délégations de Corée du Nord et de Corée du Sud ont échangé, mercredi 12 février dans le village frontalier de Panmunjom. Il s’agit de la première rencontre au plus haut niveau depuis 2007, pouvant laisser espérer le début d’une coopération bilatérale.
En dépit du peu de communication sur cet échange, les médias du monde ont évoqué des échanges sur « sujets importants », comme la reprise du programme des réunions des familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953), a indiqué mardi 11 février le ministère sud-coréen de l’Unification.
Selon Séoul (Corée du Sud), la rencontre a été proposée par Pyongyang (Corée du Nord), dont la délégation était menée par Wong Ton-Yong, vice-président de l’organisation, chargé des liens entre les deux pays. La délégation du Sud est menée par le plus haut responsable du Conseil de sécurité nationale, Kim Kyou-Hyun, dont l’objectif sera d’assurer les retrouvailles des familles, comme prévu.
Pour Kim Kyou-Hyun ces discussions sont faites « avec l’esprit ouvert afin d’étudier les chances de démarrer un nouveau chapitre sur la péninsule coréenne », occultant le programme nucléaire nord-coréen allait être abordé.
Kim Yong-hyun, expert sur la Corée du Nord à l’université Dongguk à Séoul, a expliqué sur LePoint.fr que Pyongyang veut mettre en avant « sa bonne volonté diplomatique ». La Corée du Nord « veut montrer sa volonté d’améliorer les relations avec le Sud afin d’obtenir des concessions de la part de Séoul et des autres ». Ce dernier reste sceptique quant à une avancée majeure dans les relations entre les deux pays.
En effet, car en dépit de cette rencontre, la Corée du Nord devrait à nouveau demander l’annulation des manœuvres militaires conjointes menées chaque année par les Etats-Unis et le Sud, qui doivent débuter le 24 février.
Après l’intronisation de Kim Jung-un et les tensions suscitées par l’envoie de missile au Nord et les exercices militaires au Sud, les réunions familiales prévues en septembre 2013 avaient été annulées au dernier moment par Pyongyang.
Stoppé il y a trois ans, le programme vise à réunir parents et enfants, frères et sœurs, qui se trouvaient de part et d’autre de la frontière coréenne à la fin de la guerre de 1950-1953. Ces réunions familiales concernent plus de 72.000 Sud-Coréens qui attendent toujours de revoir leurs proches laissés au Nord. La moitié d’entre eux a plus de 80 ans.
Mais certains craignent que le scénario de septembre se répète, avec une annulation de ces retrouvailles au dernier moment. Elles ont généralement lieu pendant six jours, du 20 au 25 février, dans les monts du Diamant, en territoire nord-coréen.
Les Croix-Rouge des deux Corées, réunies au poste-frontière de Panmunjeom, sont parvenues à s’entendre, a expliqué radio France International. Les autorités nord-coréennes ont accepté la proposition du Sud d’organiser des rencontres de familles séparées. Un geste de bonne volonté, du gouvernement de Kim Jung-un qui tente d’améliorer ses relations avec le Nord, depuis plusieurs semaines.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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