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12 juin 2014, par

A Londres, le sommet sur les violences sexuelles en zone de conflit s’est finalisé sur la signature d’un protocole international établissant des critères internationaux pour qualifier les violences sexuelles de crime. Le but est d’harmoniser la manière d’enquêter et de rassembler des informations sur le terrain.
Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a présenté un document de 146, qualifié d’« essentiel » par Angelina Jolie afin de mettre « fin à l’impunité » des violences sexuelles en zone de guerre. Publié sur le site du « Foreign Office », il s’agit d’un protocole mit en avant lors d’un sommet dit « sans précédent » qui précise également les modalités pour protéger les victimes et les témoins.
Les 10 et 11 juin ont été l’occasion de débattre autour des violences sexuelles faites en temps de guerre, « nous sommes déterminés à veiller à ce que les procureurs, les forces de police, les forces de maintien de la paix et la société civile, en première ligne de ce combat, sachent comment consigner et enquêter sur les violences sexuelles en zone de conflit afin que les auteurs puissent être poursuivis », a déclaré William Hague.
Ce dernier a estimé que ce protocole, le premier du genre, était « un document extrêmement important » qui jouera « un rôle essentiel pour briser la culture de l’impunité ». Ambassadrice de bonne volonté du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Angelina Jolie, a souligné pour sa part que les victimes de viol en zone de guerre demandaient « justice ». Cette dernière a regretté que le nombre de condamnations pour viol en zone de guerre soit « dérisoire », qualifiant ces viols de « crimes contre l’humanité ».
Selon le ministre britannique, « jusqu’à 50.000 femmes » ont été victimes de violences sexuelles pendant la guerre de Bosnie mais « seulement une soixantaine de personnes » ont été poursuivies. Selon les Nations Unies, 36 femmes et filles sont violées chaque jour en République Démocratique du Congo, où plus de 200.000 personnes ont été victimes de violences sexuelles depuis 1998. Entre 250.000 et 500.000 femmes ont été violées au cours du génocide du Rwanda de 1994. Plus de 60.000 lors du conflit en Sierra Leone. Et au moins 20.000 pendant le conflit en Bosnie au début des années 1990.
« Les auteurs doivent savoir que, même en période de conflit, les preuves sont réunies et qu’elles seront utilisées contre eux », a déclaré l’actrice américaine. Le pape François a écrit sur son compte Twitter : « Prions pour toutes les victimes de violence sexuelle dans les situations de conflit et pour ceux qui combattent ce crime ».
Céline Tabou
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