Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
10 août 2007

Comment les agents de la CIA voulaient se débarrasser du leader congolais.
Le « 17 février 1972 - Mémorandum pour l’enregistrement ». « En novembre 1962, M. (...) indiqua à M. Lyman Kirkpatrick qu’un jour, M. Richard Bissell (directeur des opérations - NDLR) lui a ordonné d’assumer la responsabilité d’un projet impliquant l’assassinat de Patrice Lumumba, alors Premier ministre du Congo. Selon (...), le poison devait en être le vecteur, puisqu’on lui avait indiqué de voir le Dr Sidney Gottlieb en vue de se procurer le vecteur approprié ». La fiche nº 465 des « bijoux de famille » est la seule indication précise quant au complot d’assassinat contre Patrice Lumumba. Le nom occulté est sans doute celui de Larry Devlin, chef de l’opération Congo. Sidney Gottlieb était le chef du bureau des services techniques, connu comme étant le spécialiste des poisons, des drogues, des virus et des gadgets vicieux en tous genres. Selon la commission Church, le poison devait être placé « dans de la nourriture ou sur une brosse à dent » du dirigeant congolais, ou sur tout ce qui pourrait « entrer dans sa bouche ». L’opération ne fut pas réalisée, Patrice Lumumba ayant été, selon la version officielle, battu à mort le 17 janvier 1961 après avoir été capturé par les nervis du futur dictateur zaïrois Mobutu.
Pour la commission d’enquête sénatoriale, les indices collectés « impliquaient raisonnablement que le complot pour assassiner Lumumba avait été autorisé par le Président Eisenhower ». Les assassins anonymes de Patrice Lumumba auraient donc pris de vitesse la CIA, et Washington n’aurait donc pas été impliqué. Ce n’est pas ce que raconte John Stockwell, le responsable, de décembre 1975 au printemps 1977, du détachement spécial Angola, chargé de mener une guerre clandestine contre le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA). Dans son récit publié après sa démission - par dégoût moral des tâches qu’on lui imposait -, il évoque « un officier qui s’était adressé en 1965 à (sa) promotion » et avait évoqué « une aventure à Lubumbashi, traînant dans la ville après le couvre-feu avec dans le coffre de sa voiture le corps de Lumumba, essayant de décider ce qu’il fallait en faire ».
Évoquant Larry Devlin, son ancien chef et « célèbre éminence grise du programme Congo au début des années 1960 » où il a « joué de nouveaux gouvernements comme on bat des cartes », Stockwell indique que cet agent de haut vol, à sa retraite, a investi dans des « ressources minérales zaïroises » grâce à son amitié avec Mobutu, pour une valeur d’un demi-milliard de dollars. Devlin n’a jamais reconnu devant la commission Church avoir directement présidé à l’assassinat de Lumumba. En fait, comme dans d’autres occasions, les agents de la CIA n’ont pas plongé directement leurs mains dans le sang. Comme l’explique Stockwell, « des fonctionnaires de la CIA ont discuté de la menace que constituait Lumumba avec d’autres politiciens congolais. Ces derniers ont fait le reste ». Et, précise-t-il, « finalement, nous avons appris qu’il a été tué, non pas avec notre poison, mais battu à mort, vraisemblablement par des hommes qui étaient loyaux à d’autres portant des pseudonymes de l’agence et qui en percevaient un salaire ». Par sa mort, Lumumba « est devenu un martyr éternel, et en installant Mobutu à la présidence du Zaïre, nous nous sommes compromis avec l’autre côté, le côté perdant en Afrique centrale et australe ».
M. Muller
(Fin)
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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