R.U.P. et D.O.M. même combat

4 février 2003

La Réunion n’est pas la seule à s’être engagée dans cette bataille ; Guadeloupe et Martinique sont dans le même cas. Les DOM demandent donc une « continuité territoriale », pour reprendre l’expression de Jean-Philippe Payet, en matière de téléphonie et de haut débit, comme ils le demandent pour le transport aérien.
Pour lui, « cette demande est d’autant plus forte que l’éventuelle privatisation de France Télécom pourrait avoir des conséquences extrêmement préjudiciables pour nous, si l’on n’a pas pris la précaution, au préalable, de pouvoir faire jouer toutes les conditions pour une concurrence réelle ».
Et l’une des premières actions concrètes que le gouvernement pourrait mettre en place consisterait à déléguer aux collectivités locales une partie des compétences actuellement attribuées à l’ART (Autorité de régulation des télécommunications).
La demande a été formulée par la Région, lors de l’atelier sur l’aménagement. Si ce n’est pas une délégation totale, le moins que l’on pourrait faire, c’est d’impliquer une collectivité réunionnaise - a priori la Région - dans le processus de décision.
Les DOM font déjà cause commune pour obtenir du gouvernement français une prise en compte de leurs spécificités. Mais le combat est également mené au niveau européen, via les RUP (Régions ultra-périphériques). Des projets de déréglementation ou d’harmonisation des réglementations sont à l’étude à Bruxelles. Ils devraient tenir compte des facteurs d’insularité, d’éloignement.
L’enjeu est d’importance, car toutes les études l’ont prouvé : les TIC sont un facteur de croissance économique d’un pays. Et la croissance est un des moyens de réduire la pauvreté et les inégalités. La Réunion doit donc être désenclavée.


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Témoignages - 82e année


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