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L’accord sur la présidence du gouvernement catalan permet la formation d’une majorité indépendantiste solide au Parlement
11 janvier 2016

Un accord a été trouvé au Parlement de Catalogne entre les différentes forces indépendantistes. Elles formeront une majorité issue de différentes tendances politiques unies derrière un mot d’ordre : se séparer de l’Espagne dans 18 mois.
L’an dernier, les indépendantistes écossais ont triomphé lors des élections législatives en Grande-Bretagne. Ils ont remplacé les travaillistes comme première force politique de cette région à la Chambre des communes.
En Corse, les dernières élections territoriales ont donné la majorité des sièges à la coalition des autonomistes et des indépendantistes. Un autonomiste dirige le Conseil exécutif, et un indépendantiste l’Assemblée de Corse.
La Catalogne est la troisième région de l’Union européenne où le mouvement indépendantiste marque des points importants.
Lors des élections régionales en Catalogne, les indépendantistes avaient remporté la majorité des sièges. Mais depuis le scrutin, les deux formations de cette tendance n’avaient pas réussi à s’accorder pour former une majorité.
Les progressistes demandaient le départ du président sortant Artur Mas, accusé de ne pas être une personne suffisamment rassembleuse à cause de son parcours politique et des soupçons qui pèsent sur son implication dans des affaires de corruption.
Faute d’accord d’ici ce dimanche à minuit, de nouvelles élections devaient être convoquées. Si cela avait été le cas, les indépendantistes auraient pris le risque de perdre la majorité. Le spectacle de la division les aurait affaiblis.
Heureusement, un accord a été trouvé samedi. Artur Mas a accepté de s’effacé. Carles Puigdemont a donc été élu hier nouveau président de la Catalogne. Il sera à la tête d’une majorité parlementaire qui a comme principale revendication la séparation avec l’Espagne. En son sein s’unissent des conservateurs, des progressistes et des militants anti-capitalistes qui se sont donné un objectif : l’indépendance dans 18 mois.
La Catalogne est la région la plus riche d’Espagne, alors que ce pays n’a toujours pas de gouvernement à la suite des dernières élections législatives.
Les socialistes, Podemos, les nationalistes catalans et basques pourraient constituer une coalition car ils comptent en effet plus de députés que le Parti populaire du Premier ministre sortant Mario Rajoy. Mais ils sont divisés sur la question de la Catalogne, les socialistes étant opposés à l’indépendance. « Comment allons nous expliquer que nous arrivions au pouvoir avec l’aide de ceux qui visent l’indépendance en quelques mois ? », a confié un dirigeant socialiste au journal numérique de gauche El Diario, cité par « Le Monde ».
Si aucun accord n’est trouvé pour constituer un gouvernement en Espagne, l’assemblée sera dissoute et les électeurs seront de nouveau invités à se prononcer.
Les Chagossiens et la nomination d’un nouveau Premier ministre britannique
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