Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Poursuite de la politique d’expansion du « Grand Israël »
10 avril, par

Alors qu’un cessez-le-feu fragile entre Washington et Téhéran laissait espérer une désescalade, Israël a lancé les bombardements les plus meurtriers au Liban depuis des semaines. Refus d’inclure Beyrouth dans la trêve, poursuite de la guerre régionale, impunité nucléaire : la paix est sabotée. Face aux projets d’expansion du « Grand Israël », il est urgent d’imposer un désarmement israélien et des inspections internationales de son arsenal nucléaire pour faire cesser cette menace sur la paix au Moyen-Orient.
Quelques heures après l’annonce d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, l’armée israélienne a frappé plus de cent cibles au Liban. Selon les secours libanais, plus de 250 morts et plus d’un millier de blessés : la journée la plus sanglante depuis le début de l’embrasement régional.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur du cessez-le-feu, avait pourtant évoqué l’arrêt des hostilités « partout, y compris au Liban ». Téhéran, par la voix de Sayed Abbas Araghchi, a sommé Washington de faire respecter l’accord. Mais la Maison-Blanche a aussitôt prétendu que le Liban constituait « un front séparé ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lui, affirme que la trêve « ne lie pas Israël au Liban ». Autrement dit : la guerre continue.
En frappant des quartiers densément peuplés de Beyrouth, de la Bekaa et du Sud, Israël envoie un message clair : aucune désescalade réelle ne sera tolérée si elle limite sa liberté d’action militaire. Des hôpitaux débordés, des appels urgents aux dons de sang, plus d’un million de déplacés : la population libanaise paie le prix d’une stratégie d’écrasement.
Cette obstination guerrière s’inscrit dans une vision idéologique dangereuse : celle d’un « Grand Israël » fantasmé, s’étendant de l’Égypte à l’Irak, où l’annexion et la domination remplaceraient le droit international. Derrière les discours sécuritaires, c’est un projet d’hégémonie régionale qui se dessine, au mépris des peuples.
Un tabou demeure : l’arsenal nucléaire israélien. Jamais déclaré, jamais inspecté, jamais sanctionné. Alors que l’on exige de l’Iran des contrôles intrusifs, Israël échappe à toute transparence. Cette asymétrie nourrit l’instabilité et sape toute perspective de paix durable.
La communauté internationale ne peut plus détourner le regard. Si la sécurité est invoquée pour justifier les bombardements, alors elle doit valoir pour tous. Cela signifie :
Adhésion d’Israël au Traité de non-prolifération.
Inspections internationales complètes sous l’égide de l’ONU.
Démantèlement vérifiable de l’arsenal nucléaire.
Le désarmement régional ne peut être à géométrie variable.
Les réactions internationales — de l’ONU à plusieurs capitales européennes — dénoncent une « escalade dangereuse ». Mais les mots ne suffisent plus. Tant que l’impunité prévaudra, la guerre primera sur la diplomatie.
La paix au Moyen-Orient suppose trois ruptures claires :
Inclusion de tous les fronts — Liban compris — dans tout cessez-le-feu.
Fin des projets d’annexion et respect strict des frontières reconnues.
Désarmement nucléaire israélien sous contrôle international.
Refuser ces exigences, c’est accepter que la région reste un champ de ruines au service d’ambitions expansionnistes. Les peuples du Liban, de Palestine, d’Israël, d’Iran et de toute la région ont droit à la sécurité et à la dignité.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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