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Emeutes de la faim à Haïti
27 avril 2008

À l’initiative d’Hugo Chavez, les membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples d’Amériques ont signé un accord visant à la création d’un Plan de coopération en matière de souveraineté et sécurité alimentaires. Le point sur ces événements avec une dépêche publiée vendredi dernier sur le site ’Domactu.com’.
Le président du Venezuela Hugo Chavez, a annoncé mercredi dernier depuis Caracas la signature d’un accord par les pays de l’Alternative bolivarienne pour les peuples d’Amériques (ALBA) portant sur la création d’un Plan de coopération en matière de souveraineté et sécurité alimentaires. L’accord a été signé par les présidents de la Bolivie, Evo Morales, du Nicaragua Daniel Ortega et le vice-président cubain, Carlos Lage. Pour les membres de l’ALBA, la crise alimentaire actuelle est un effet pervers du capitalisme à outrance.
Citant l’exemple des images choquantes récemment diffusées montrant des enfants haïtiens en train de manger des galettes de boue, le président Chavez a aussi estimé que la “prophétie apocalyptique” d’une situation de famine mondiale est aujourd’hui devenue une réalité.
Argentine, Brésil, Canada, Mexique, Etats-Unis, Union européenne, Communauté caribéenne, Nations Unies, Banque Mondiale, FMI, étaient notamment mobilisés la semaine dernière autour de cette nouvelle crise haïtienne qui affaiblit les quelques progrès enregistrés sur place par les 9.000 casques bleus en matière de sécurité et de développement.
Le Secrétaire général de l’OEA a appelé les organisations internationales et les grands pays à venir en aide au peuple haïtien “le plus rapidement possible”.
Double message de l’OEA : « Oui, une approche structurelle du problème est cruciale si l’on veut aider le gouvernement à résoudre la crise alimentaire sur le moyen long terme. La FAO a remarqué il y a quelques jours, en amont de sa 30e Conférence régionale pour l’Amérique latine et les Caraïbes, que les prix des denrées alimentaires en Haïti sont « de 50 à 100 % plus élevés qu’ils ne l’étaient un an auparavant ».
Pour toutes ces raisons, la communauté internationale pourrait aussi considérer Haïti comme un éventuel laboratoire de ce New Deal alimentaire.
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