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Une guerre considérée comme une des plus graves catastrophes humanitaires de notre époque
21 avril 2004

Les discussions de paix entre le gouvernement soudanais et les groupes rebelles dans la région du Darfour reprennent aujourd’hui à N’Djamena, au Tchad voisin. Dans un communiqué de presse rendu public lundi, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mustafa Osman Ismail, a indiqué que Khartoum était prête à prendre part au prochain round de négociations à dans la capitale tchadienne et que le gouvernement maintiendrait la même délégation qui a participé au premier round.
Lors de cette précédente discussion, toujours à N’Djamena, le Mouvement pour la libération du Soudan (MLS) et le Mouvement pour l’égalité et la justice (MEJ), les deux groupes rebelles, ont convenu d’un cessez-le-feu de 45 jours avec le gouvernement pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire. Toutes les parties au conflit ont promis d’assurer un passage sûr pour l’aide humanitaire dans le Darfour. Elles ont aussi accepté de libérer les prisonniers de guerre et le gouvernement s’est engagé à désarmer les milices Janjaweed accusées d’être à l’origine de la plupart des violences dans la région.
MLS et MEJ ont lancé en 2003 une révolte dans le Darfour, accusant le gouvernement soudanais de négliger la zone et d’armer les milices arabes pour piller et incendier les villages peuplés de Noirs Africains, une accusation niée par Khartoum. Les Nations unies et les ONG ont accusé les milices arabes Janjaweed alliées aux troupes gouvernementales de pratiquer un "nettoyage ethnique" et d’autres atrocités contre les civils dans le Darfour.
Les combats dans cette région ont jusqu’ici fait au moins 10.000 morts, plus de 670.000 personnes déplacées dont bon nombre ont fui vers le Tchad pour échapper aux raids aériens du gouvernement de Khartoum et aux attaques des milices pro-gouvernementales. Les Nations unies, les États-Unis, l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) avaient tous salué l’accord de cessez- le-feu tout, en insistant sur sa mise en oeuvre totale.
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