Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Le référendum à La Réunion
27 avril 2005

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En Métropole, nous devons être au moins au 25ème sondage d’opinion. Et même si le “non” semble encore l’emporter ces jours-ci, bien malin serait celui qui peut prédire l’issue du scrutin du 29 mai prochain. À La Réunion, il a suffi d’un sondage et d’un seul pour que la basse-cour politique et médiatique de l’île s’agite en tous les sens.
Pourtant, il est connu qu’un sondage ne fait pas ou ne donne pas une tendance. À La Réunion plus qu’ailleurs, ou parce que la culture du sondage est récente, les sondés prennent souvent un plaisir certain à déjouer les pronostics. Citons, au hasard, quelques réticentes erreurs : Michel Tamaya donné vainqueur à la municipale de Saint-Denis de 2001 ; les deux conseillers généraux sortants de la Relève considérés comme réélus aux dernières cantonales de Saint-André ; Guy Ethève plébiscité à Saint-Louis pour les dernières municipales, Jean-Paul Virapoullé considéré comme réélu comme député dans la cinquième circonscription en 1997. Nous pourrions allonger la liste.
Le résultat du premier tour de la présidentielle de 2002 où contre toute attente, Lionel Jospin fut éliminé de la bataille du second tour, vient rappeler que les sondages peuvent toujours se tromper.
Or, le sondage dont le “Journal de l’île” a donné hier les résultats a été réalisé à un moment où la campagne n’a pas encore réellement commencé, où la grande presse audiovisuelle métropolitaine - retransmise ici, donne une place importante aux partisans, où les correspondants locaux des 4 grandes formations politiques militant pour le “oui” (l’UMP, l’UDF, le PS et les Verts) disposent des moyens financiers que les pouvoirs publics mettent à la disposition de leur parti et l’on comprendra facilement pourquoi le “non” part désavantagé. Sans compter le fait que l’on exerce sur l’électorat le chantage le plus honteux à savoir que voter “non”, c’est être assuré de voir Bruxelles nous sanctionner et nous diminuer la part de crédits qu’elle nous consacre.
D’ici le 29 mai, beaucoup d’événements vont intervenir : la décision de l’OMC sur le régime sucrier européen, la manifestation du 1er mai, le mouvement de grève du 16 mai et 5 semaines de campagne. Rien n’est encore joué.
J. M.
Réaction du MRC
Suite à la diffusion du dernier sondage réunionnais donnant 58% pour le “oui”, Voici un message du MRC.
Après tout le battage fait avant la publication de ce sondage, la montagne a finalement accouché d’une souris. À nous, partisans du “non”, d’inverser la tendance et de démonter l’ignoble argumentaire alimentaire de l’UMPS.
Pascal Basse,
Délégué national à l’Outre mer (MRC)
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