Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Les milliards de bénéfices du ColTan
16 décembre 2017, par

Pour ceux qui croiraient encore que le génocide au Rwanda serait le résultat d’une rivalité séculaire entre Hutus et Tutsis, ces massacres sont le fruit de l’exacerbation de cette rivalité par des puissances occidentales, dont la France.
La vraie raison était — est toujours, et encore au Kivu* (RDC), notamment — la course à la main-mise sur les gisements de ColTan**, minerais indispensables… à nos chers téléphones portables notamment et aux milliards de bénéfices qu’ils génèrent.
« Le Rwanda est le premier exportateur mondial de coltan. »
Jean
Kivu (RDC)*
Dans l’Est de la République Démocratique du Congo (ex-Congo-Kinshasa), la guérilla menée par des bandes armées a pour but de se procurer par la violence les minerais stratégiques et les revendre au marché noir. Certes, il y a eu des progrès dans la lutte contre ces exactions. Mais, le 13 janvier 2016, dans la ville frontalière de Rubaya [1], un commando lourdement armé après avoir ouvert le feu sur la population, tuant neuf personnes, a investi un entrepôt et s’est emparé d’un stock de coltan. Cette attaque n’est pas exceptionnelle et prouve qu’il existe toujours un marché noir où, en dépit de leurs engagements solennels, des pays hautement industrialisés se procurent à vil prix ces minerais illégaux.
ColTan** : colombite + tantalite
Le coltan est un minerai composite radioactif. Il contient à la fois de la colombite et du tantale, d’où son nom. Il entre dans la fabrication des condensateurs, des microprocesseurs et permet la miniaturisation de beaucoup d’appareils électroniques car il présente deux caractéristiques physiques importantes, un point de fusion élevé et une forte densité énergétique qui permettent de réguler la tension et de conserver l’énergie électrique dans des volumes réduits ce qui explique son indispensable présence dans les ordinateurs et les téléphones portables.
C’est pourquoi le coltan qui n’était auparavant qu’ un sous-produit de l’exploitation de l’étain est devenu un minerai très recherché. Son prix atteint jusqu’à 500 dollars (425 euros) le kilo. Il a augmenté de 2000 % en cinquante ans.
Très rares sont ceux qui savent tout cela quand ils branchent leur ordinateur, utilisent leur play-station ou mettent à l’oreille leur téléphone portable.
Le cabinet d’avocat américain Cunningham Levy Muse, engagé par le gouvernement rwandais, publie un rapport préliminaire sur le « rôle des officiels français dans le génocide contre les Tutsis ». Il recommande à l’Etat rwandais de poursuivre une « investigation complète » sur la « connaissance, la conduite et la complicité des responsables français ». « Sur la seule base des documents publics, on peut dire que de hauts responsables français étaient conscients et ont appuyé, dans leurs buts et dans leurs actes, à la fois le gouvernement Habyarimana et les génocidaires », écrivent les avocats dans leurs conclusions, qui ont également été transmises aux autorités françaises.
La publication de ce rapport survient dans un contexte de renouveau des tensions entre la France et le Rwanda. Au cœur de celles-ci, l’enquête française sur l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, qui a marqué le début du génocide des Tutsis. En 2006, le juge Jean-Louis Bruguière, alors en charge de cette enquête, avait émis des mandats d’arrêts contre neuf responsables rwandais. En réponse, Kigali avait rompu ses relations diplomatiques avec Paris. La rupture avait duré trois ans, jusqu’à ce que sept des responsables rwandais concernés puissent être auditionnés. En conséquence, leur mandat d’arrêt avait été levé.
Mais en 2016, soit 18 ans après le début de l’instruction, Jean-Marc Herbaut, le nouveau magistrat en charge de l’enquête, a décidé de rouvrir le dossier. Cela a provoqué une première réaction côté rwandais : l’Organe national de poursuite judiciaire a lancé, en novembre 2016, une enquête sur la responsabilité de 20 militaires français dans le génocide des Tutsis. Kigali a alors sollicité l’aide de la justice française pour procéder à des auditions, ce qui ne lui a pas été accordé à ce jour.
(Source Jeune Afrique)
La compagnie minière AB Minerals veut construire au Rwanda la première usine africaine de séparation du coltan à échelle industrielle. Le coltan, mot-valise pour colombite-tantalite, est un minerai de couleur noire ou brun rouge dont on extrait le niobium (autrefois appelé colombium) et le tantale.
La société a déclaré que l’usine sera opérationnelle à la mi-2017 et qu’elle apportera des opportunités d’industrialisation nécessaires à la région. « Il y a un besoin urgent d’accroître l’industrialisation du secteur minier en Afrique, et la meilleure façon d’y parvenir est d’améliorer le niveau de compétence en matière de transfert de technologie des acteurs du secteur », a commenté le PDG d’AB Minerals, Frank Balestra.
M. Balestra a également expliqué que la raison pour laquelle la plupart des ressources minérales d’Afrique sont exportées sous forme de matière première est la faible industrialisation du secteur local. Selon lui, apporter directement le traitement du coltan à la région aidera à l’industrialisation du secteur minier rwandais et, ipso facto, de toute la région.
Source Agence Ecofin
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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