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26 août, par

En brandissant la menace de sanctions secondaires contre tout pays osant commercer avec l’Iran, l’administration Trump ne livre pas un simple combat financier. Elle acte, en réalité, l’échec cuisant de sa stratégie militaire. L’offensive dite du « D-Day économique » est la preuve que la force des armes, pourtant constamment agitée comme un épouvantail depuis quatre décennies, a atteint ses limites face à la résistance du peuple iranien.
Pourquoi les dirigeants d’un État endetté à plus de 40000 milliards de dollars voudraient-ils recourir à une telle pression bancaire si les bombes suffisaient ? Les États-Unis savaient pertinemment qu’une guerre ouverte contre l’Iran ne ressemblerait ni à l’Irak ni à l’Afghanistan ou au Venezuela. Le pays a pour force son peuple qui a renversé un régime assujetti à Washington et Tel Aviv et rejette toute restauration d’un Etat pro-occidental. Faute de pouvoir vaincre militairement en utilisant des bombes nucléaires pour « détruire une civilisation », Washington se rabat sur l’étouffement économique.
Cependant, ce virage vers les sanctions économiques est un aveu de faiblesse. En menaçant les tierces nations de représailles, les États-Unis reconnaissent que leur blocus primaire est poreux et inefficace. La Chine, première acheteuse de pétrole iranien, la Russie et l’Inde, toutes membres des BRICS, ne plient pas devant les diktats de Washington. Le ministre iranien de l’Économie a d’ailleurs lancé un défi cinglant : « Ils ne peuvent pas couper nos bouées de sauvetage financières ». L’Iran a diversifié ses partenaires et que les puissances émergentes refusent de se soumettre à l’ordre unilatéral américain. La tentative de Washington d’imposer un blocus mondial se heurte à une réalité géopolitique complexe où l’hégémonie déclinante des États-Unis n’a plus la même emprise.
La volonté de pénaliser les relations économiques internationales avec l’Iran illustre parfaitement le paradoxe américain. L’hyperpuissance, incapable de gagner sur le terrain militaire, tente de gagner sur le tableau de bord financier, alors que la dette des USA a dépassé 40000 milliards de dollars. Mais menacer ses propres alliés et partenaires de sanctions ne renforce pas sa position ; cela expose sa vulnérabilité. Ce « D-Day » économique n’est pas un jour de gloire, mais le glas d’une stratégie guerrière obsolète.
M.M.
Conséquence du système néocolonial
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