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Madagascar
Les bailleurs de fonds donnent leur point de vue sur la Grande île
27 octobre 2003

Les bailleurs de fonds ont décerné, au terme d’une réunion de deux jours organisée à Paris, un satisfecit à Madagascar pour la bonne exécution de son programme économique, a déclaré samedi à la PANA le directeur des Opérations pour Madagascar, les Comores, Maurice et les Seychelles à la Banques mondiale, Hafez Ghanem.
« Les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux ont noté avec une grande satisfaction les efforts de redressement économique accomplis par le gouvernement malgache en un an. Ils ont encouragé les autorités malgaches dont la délégation était conduite par le Premier ministre Jacques Sylla, à poursuivre et accélérer le train des réformes économiques », a-t-il affirmé.
Selon M. Ghanem, la satisfaction de la communauté financière internationale au sujet de la situation économique se fonde sur des indicateurs qui ont connu dans tous les domaines une nette progression sur les douze mois écoulés.
« La croissance économique sera cette année de 9,6% à Madagascar. L’inflation est contenue entre zéro et un pour cent. Le taux de scolarité a connu une progression de 14%. Tous ces indicateurs donnent la mesure du travail abattu dans un pays qui sortait d’une crise socio-politique longue de plus huit mois », s’est félicité le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour les quatre pays de l’océan Indien.
Les prévisions dépassées
Il a également justifié le satisfecit accordé à Madagascar pour la bonne exécution du programme de réalisation des infrastructures et l’application des règles de bonne gouvernance sur la Grande île où les marchés publics sont, a-t-il dit, désormais passés dans la transparence totale.
« Lorsqu’on prend un chapitre comme celui de la construction des routes, on constate avec une énorme satisfaction que le gouvernement a très largement dépassé ses prévisions. Il en va de même pour les efforts en matière de lutte contre la corruption qui enregistre des résultats significatifs et incitent les investisseurs à s’installer à Madagascar. Il est souhaitable que ce cap soit maintenu », a-t-il plaidé.
M. Ghanem s’est en outre réjoui des réformes initiées dans la gestion des entreprises publiques marquées par la recherche d’un meilleur partenariat entre public et privé dans les domaines des transports et des infrastructures auxquelles s’est ajoutée la nouvelle loi sur la propriété foncière.
« Nous savons au niveau des bailleurs de fonds qu’on peut encore aller plus dans le domaine de la propriété foncière. Mais la réforme faite dans un pays où ,il y a quelques mois seulement, un étranger ne pouvait pas être propriétaire de la terre nous satisfait. Ensemble, avec les autres réformes, elle nous conforte dans l’idée que Madagascar peut atteindre d’ici à 2015 l’objectif de réduction de sa pauvreté de moitié. Nous serons à ses côtés pour la soutenir », s’est engagé le directeur des Opérations à la Banque mondiale.
« Des raisons d’espérer »
Pour lui, si le rythme de mise en application actuelle du programme économique se poursuit, Madagascar obtiendra des décaissements largement au-dessus de 2,4 milliards de dollars promis en juillet 2002 sur quatre années.
« Nous ne nous sommes pas contentés de dire notre satisfaction à nos amis malgaches. Nous leur avons surtout dit que nous sommes prêts à revoir à la hausse cette enveloppe de 2,4 milliards de dollars si le cap actuel des réformes est tenu avec les observations que nous avons portées. L’économie malgache nous donne des raisons d’espérer », a insisté Hafez Ghanem.
Sur les 2,4 milliards de dollars promis lors de la première réunion des "amis de Madagascar", tenue en juillet 2002, 1,9 milliard a déjà été engagé et quelques 674 millions de dollars ont effectivement été déjà décaissés, indique-t-on dans les rangs de la délégation malgache à la réunion de Paris.
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