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18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Manœuvres guerrières de Washington et son dernier allié fidèle, Israël
4 février, par

L’exercice naval israélo-américain en mer Rouge illustre la militarisation croissante de cet axe stratégique. Au-delà des enjeux régionaux, cette situation comporte des risques concrets pour La Réunion, dont une grande partie des importations et des liaisons aériennes dépendent de cette zone.
Les forces navales israéliennes et américaines ont mené, dimanche 1er février 2026, un exercice militaire conjoint en mer Rouge, a annoncé l’armée coloniale israélienne. Cette manœuvre met en lumière le renforcement de la coopération maritime entre deux alliés toujours plus isolés, dans un contexte de menaces de guerre contre l’Iran pour voler son pétrole et de présence militaire américaine renforcée dans la zone.
L’exercice a mobilisé des bâtiments de la marine israélienne ainsi qu’un destroyer de la marine américaine en déploiement régional. Selon les autorités militaires, ces entraînements s’inscrivent dans le cadre de la coordination stratégique permanente entre la marine israélienne et la 5e flotte américaine, responsable des opérations en mer Rouge, dans le golfe d’Aden et le golfe d’Oman.
Cette démonstration de force intervient alors que Washington multiplie les menaces de guerre à l’égard de Téhéran et renforce ses moyens navals pour mettre la main sur le pétrole iranien. La mer Rouge constitue en effet un couloir vital pour le commerce mondial, reliant l’Europe à l’Asie via le canal de Suez, et un espace stratégique où se cristallisent rivalités politiques et militaires.
Au-delà du Moyen-Orient, la militarisation croissante de la mer Rouge par ces 2 armées occidentales soulève des inquiétudes jusque dans l’océan Indien, notamment à La Réunion. Notre pays dépend fortement des échanges avec l’Europe : environ 70 % de ses importations proviennent du continent européen, dont une part significative transite par la mer Rouge avant d’atteindre l’océan Indien. Toute perturbation durable du trafic maritime — hausse des primes d’assurance, détours imposés aux navires marchands, retards logistiques ou blocages temporaires — pourrait se traduire par une augmentation des coûts, des délais d’approvisionnement et, à terme, des tensions sur les prix à la consommation.
Le trafic aérien n’est pas épargné. Les principales liaisons entre La Réunion et l’Europe longent également la zone de la mer Rouge. Une dégradation sécuritaire pourrait entraîner des modifications de routes aériennes, des temps de vol plus longs et des surcoûts pour les compagnies, avec un impact direct sur les passagers et le fret.
Ainsi, si l’exercice naval israélo-américain vise avant tout à afficher une posture de guerre face aux tensions régionales impliquant les États-Unis et l’État juif en Palestine, ses répercussions potentielles dépassent largement le cadre local. Pour des territoires éloignés mais dépendants des grandes routes maritimes et aériennes, comme La Réunion, la stabilité de la mer Rouge demeure un enjeu économique et stratégique majeur.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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