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Débat exceptionnel demain à l’Assemblée nationale
3 septembre 2013

Les déclarations d’intention dites au plus haut sommet de l’État ont une conséquence immédiate à La Réunion : que vont dire les 7 députés demain ? Seront-ils absents, silencieux ? Défendront-ils un point de vue personnel ou seront-ils les porteurs du message des Réunionnais ?
Quelques heures après l’attaque au gaz du 21 août à Damas, trois dirigeants occidentaux ont pris les devants. Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé la communauté internationale à intervenir. Le président français François Hollande demandait de « punir » les auteurs de l’attaque qui, d’après Laurent Fabius, ne pouvaient quasiment qu’être le gouvernement syrien. Emboîtant le pas, le président des États-Unis Barack Obama indiquait que son pays allait agir. Au bout d’une semaine, les différents protagonistes ont connu des fortunes diverses, et aucun n’a pu lancer l’offensive promise.
Ils n’ont pas réussi à avoir un rapport de forces suffisant pour aller à l’encontre de leurs opinions publiques très défavorables à toute nouvelle guerre. Les peuples n’ont pas oublié les précédents de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Libye. Ces trois dirigeants ont donc dû chercher des soutiens autres que l’opinion. Mais ils sont pour le moment en échec.
Tout d’abord, les Nations-Unies se sont fermement opposées à toute aventure, avec le rejet d’une résolution britannique demandant une intervention sous couvert de l’ONU. En effet, des enquêteurs de l’ONU sont en Syrie et c’est sur la base de leur rapport que la communauté internationale pourra se déterminer.
En Grande-Bretagne, David Cameron a voulu obtenir le soutien du Parlement pour engager son pays dans la guerre, il a été mis en minorité. Aux États-Unis, la question a été renvoyée au Parlement qui ne débattra pas avant le 9 septembre, deux jours après la journée de jeûne pour la Paix demandée par le Pape. Reste la France, où un débat sans vote est prévu demain à l’Assemblée nationale.
Silence ou voix réunionnaises ?
Dans cette instance, 7 députés représentent La Réunion. Depuis plusieurs semaines, la Syrie fait les gros titres de l’actualité. Même si aucun vote n’est prévu, est-ce à dire qu’aucune opinion ne se manifestera au cours du débat ? Il est clair que comme dans tout débat, des points de vue divergents vont émerger. Quelle sera alors la position des 7 députés de La Réunion ?
Vont-ils être présents ? Seront-ils silencieux ? Vont-ils être pour l’intervention ? Seront-ils contre ? En tout état de cause, ils ont l’occasion de s’exprimer. Saisiront-ils cette occasion pour porter le message de paix des Réunionnais, ou alors défendront-ils un point de vue personnel déconnecté de la réalité réunionnaise ?
Dans 24 heures, l’opinion saura si les 7 députés auront été les porte-paroles de La Réunion.
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