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18 août

La crise autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz franchit un nouveau seuil. Donald Trump menace désormais directement Oman, pays qui joue un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Alors que l’accord de 60 jours arrive à échéance sans règlement, le risque d’une extension régionale du conflit grandit.
Le ton monte dangereusement entre Washington et Téhéran. Dans une interview accordée hier à Fox News, Donald Trump a menacé Oman de bombardements si le sultanat « se mettait en travers » des attaques américaines pour prendre le contrôle du détroit d’Ormuz aux pays riverains, Oman et Iran. Cette menace vise un pays qui participe pourtant aux discussions visant à trouver une issue diplomatique au conflit.
Cette déclaration intervenait au moment où expirait, ce lundi 17 août, la période de 60 jours prévue par le mémorandum d’entente conclu entre les États-Unis et l’Iran. L’objectif était de permettre des négociations sur la fin des hostilités, le programme nucléaire iranien et la réouverture du détroit d’Ormuz au trafic commercial. Aucun accord définitif n’a été trouvé.
Au contraire, les tensions se sont aggravées. La circulation maritime dans le détroit, par lequel transite une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures, s’est fortement réduite. Selon des données citées par Reuters, seuls cinq navires transportant des matières premières y sont passés samedi et aucun dimanche, contre 31 le week-end précédent.
Face à cette situation, Donald Trump maintient une stratégie fondée sur la pression militaire et économique. Il exige que l’Iran renonce à toute perspective de possession d’une arme nucléaire et a appelé Téhéran à « hisser le drapeau blanc ». Le président américain affirme toutefois ne pas être pressé de conclure un accord.
L’attitude de Washington fait craindre une nouvelle extension du conflit. Après l’Iran, la menace vise désormais un État du Golfe qui cherche à jouer les intermédiaires. Une intervention américaine contre Oman transformerait profondément la nature de la guerre et pourrait entraîner d’autres puissances régionales dans l’affrontement.
Téhéran, de son côté, avertit qu’il pourrait adopter une posture militaire plus offensive si les engagements américains ne sont pas respectés. Le détroit d’Ormuz apparaît ainsi comme le principal point de rupture : son contrôle dépasse largement la confrontation entre Washington et Téhéran et touche directement la sécurité énergétique et le commerce mondial.
Le risque est désormais celui d’un engrenage régional : Iran, États-Unis, Israël, pays du Golfe et groupes armés alliés pourraient être entraînés dans une confrontation dont les conséquences dépasseraient largement le Moyen-Orient.
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