Droits humains

Un crime d’État sur fond d’erreur judiciaire

300ème exécution depuis le rétablissement de la peine de mort

13 mars 2003

Le Texas devait exécuter hier soir son 300ème détenu depuis le rétablissement de la peine de mort dans cet État du Sud des États-Unis, en 1982, selon le Centre d’information sur la peine de mort (DPIC) basé à Washington. Si la Cour suprême des États-Unis rejette son dernier recours, Delma Banks, 43 ans, devait mourir hier soir d’une injection dans l’enceinte de la prison de Huntsville. Delma Banks se trouve dans le couloir de la mort depuis l’âge de 21 ans. Il est accusé pour le meurtre par balle, il y a 22 ans, d’un adolescent blanc de 16 ans, Richard Whitehead, dans la localité de Texarkana, dans l’Est du Texas. Cet homme noir, condamné par un jury exclusivement blanc, a toujours clamé son innocence.
« La condamnation à mort de Delma Banks (...) constitue la forme la plus grave d’erreur constitutionnelle et une injustice lamentable », a affirmé la Coalition nationale pour abolir la peine de mort dans un communiqué.
Selon la presse américaine, deux des principaux témoins au procès de Delma Banks, ont affirmé dans des déclarations assermentées que les enquêteurs de la police les avaient contraints à témoigner contre Banks. Depuis le début de l’année, le Texas a exécuté 9 condamnés. Un total de 14 ont été exécutés aux Etats-Unis. Le record des exécutions au Texas remonte à 2000 avec 40 exécutions, lorsque l’actuel président des États-Unis, George W. Bush, en était le gouverneur.


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Témoignages - 82e année


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