Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
19 septembre 2023, par

« La solution des deux États doit revenir au premier plan », a déclaré le prince Faisal ben Farhane lors de l’Assemblée générale de l’ONU. « Nous assistons actuellement à une escalade continue dans les territoires occupés », a-t-il ajouté.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré qu’il n’y aurait pas de solution au conflit israélo-palestinien sans un État palestinien indépendant, a rapporté lundi la chaîne de télévision Al-Ekhbariya.
« La solution des deux États doit revenir au premier plan », a-t-il affirmé après avoir présidé à New York une réunion ministérielle sur les efforts de revitalisation du processus de paix au Moyen-Orient.
« Nous assistons actuellement à une escalade de la violence dans les territoires occupés », a ajouté le prince Faisal. Il a précisé que les pays présents à la réunion avaient exprimé leur soutien à la solution et la nécessité de la concrétiser.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Jordanie, Ayman Safadi, ont également participé à la réunion.
L’accès aux soins des Palestiniens entravé par les restrictions israéliennes
"Les restrictions imposées par Israël et les contraintes budgétaires croissantes frappant les Territoires palestiniens ont de graves conséquences sur l’accès aux soins des Palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza", a déclaré la Banque mondiale.
L’économie palestinienne fonctionne "bien en-deçà de son potentiel" et le revenu par habitant devrait stagner en raison de l’accroissement de la population, a souligné la Banque mondiale dans un rapport.
L’institution prévoit une progression de la pauvreté dans les Territoires palestiniens, dont un habitant sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté. L’économie palestinienne souffre des restrictions imposées par Israël sur les déplacements et le commerce en Cisjordanie occupée, du blocus de la bande de Gaza ou encore de la division entre ces deux entités, a révélé ce rapport.
"Les contraintes budgétaires pèsent lourdement sur le système de santé palestinien et en particulier sur sa capacité à faire face au fardeau croissant des maladies non-transmissibles", a déclaré Stefan Emblad, le directeur de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, dans un communiqué de presse.
Les restrictions, en particulier "un système d’autorisations longues et bureaucratiques" rendent difficile l’accès aux soins pour les Palestiniens et affectent la prise en charge de patients pour des cancers, des maladies cardiaques, des grossesses pathologiques ou des maladies infantiles, a souligné le communiqué.
"La situation est particulièrement critique à Gaza, dont le système de santé est moins développé et où les patients ont du mal à obtenir à temps les autorisations de sortie à des fins médicales", selon la Banque mondiale.
"Les chiffres du rapport montrent que le quasi-blocus de Gaza a un impact sur la mortalité", a indiqué Stefan Emblad, expliquant que certains patients meurent avant d’obtenir leur autorisation.
Des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza traversent chaque année la frontière pour être soignés en Israël. Cependant, en 2022, Israël a accordé des permis d’entrée pour plus de 110.000 visites médicales aux habitants de la Cisjordanie occupée, où vivent près de 3 millions de Palestiniens, selon le COGAT, l’organe du ministère de la Défense israélien supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens.
Plus de 17 000 permis ont été délivrés la même année aux Palestiniens de la bande de Gaza, où 2,3 millions de personnes vivent sous le coup d’un blocus imposé par Israël depuis l’arrivée au pouvoir du mouvement islamiste Hamas en 2007. cette prise de pouvoir a contribué aux difficultés d’approvisionnement en médicaments.
De nombreux Palestiniens ne peuvent pas accéder aux soins en Israël, soit faute d’autorisation de sortie, soit parce que les autorités palestiniennes refusent de payer pour les traitements. La Banque mondiale a de fait exhorté Israël et les autorités palestiniennes à mieux gérer ces cas et à assouplir le processus d’autorisation pour les malades et leurs accompagnants.
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