Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
’Alon filozofé’ ... !*
29 février 2008

La génération des plus de 50 ans, surtout celle qui appartient au “1er monde” à La Réunion, est assez coupée de la jeune génération et notamment des jeunes liés à ce que l’on appelle le “2ème monde”. Celui de la jeunesse marquée par la précarité, au pouvoir d’achat faible et sans perspectives claires pour son avenir.
Cette coupure est illustrée notamment par le fait que “l’élite sociale” ignore en grande partie l’existence et le contenu de la « culture urbaine » dont cette jeunesse est porteuse. Elle sous-estime par là même l’importance du rôle rempli par cette culture dans l’identité et la conscience sociale de ces jeunes.
Nouveauté et continuité
Il est pourtant indispensable de prendre conscience qu’il s’agit là d’un phénomène social et culturel inédit, qui apporte sa pierre à l’avenir de La Réunion. C’est un mouvement contestataire et identitaire réunionnais qui est à l’évidence novateur, tout en se situant dans la continuité des combats menés par les générations précédentes pour les droits sociaux, politiques et culturels du peuple réunionnais.
Cette prise de conscience peut se faire par une meilleure écoute des créations culturelles de ces jeunes et par une plus grande attention apportée à ces luttes revendicatives aux formes nouvelles. Une revue à diffusion massive et gratuite, qui vient de voir le jour en décembre dernier, va certainement y contribuer. Il s’agit de “Big Up Mag”.
« Un puissant message subversif »
Ce « magazine de la culture urbaine réunionnaise » a été lancé par une équipe de jeunes Réunionnais animée par le sociologue Laurent Médéa, par ailleurs président du Cercle Philosophique Réunionnais (CPR). Dans l’éditorial du 1er numéro, il appelle la population réunionnaise à se rassembler et à agir afin de « cultiver le respect pour mieux vivre ensemble ».
Il souligne que « cette culture populaire, véhiculée par les jeunes, s’interroge sur le monde environnant, conteste l’ordre établi et dénonce les injustices. Elle porte donc en elle un puissant message subversif ». « Hip-hop et culture urbaine peuvent ainsi être rapprochés des mouvements populaires de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale ou encore de la lutte féministe », conclut Laurent Médéa.
Sans esprit critique, « la société meurt »
Dans le même numéro de “Big Up Mag”, Radjah Véloupoulé, doctorant en philosophie et co-fondateur du CPR, est interrogé par Audrey Hoarau. Le conseiller régional, président de la commission de l’Épanouissement humain, explique que « ce mouvement occupe une place très importante dans la société réunionnaise » et que ses « manifestations s’accompagnent, le plus souvent, d’un soulagement de la douleur morale ».
Pour Radjah Véloupoulé, « en règle générale, la culture urbaine est l’expression synthétique du malaise d’une génération en manque d’expression. (...) Il est bon de ne pas toujours se soumettre à l’ordre établi. Si la force du langage est abolie, il n’y a plus d’esprit critique... et la société meurt ».
Longue vie alors à “Big Up Mag” et à la culture urbaine réunionnaise...!
Roger Orlu
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Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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