Monde

Un programme de transformation économique mené par et pour les jeunes

Banque africaine de développement

Témoignages.re / 30 novembre 2017

La Banque africaine de développement entend créer 25 millions d’emplois et profiter à 50 millions de jeunes au cours des dix prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes. Il s’agit là de l’initiative la plus importante jamais déployés en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique. Le programme a été présenté lundi à Abidjan, en marge du sommet Union africaine-Union européenne.

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Le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (PYAG) compte neuf membres, tous âgés de moins de 40 ans et qui ont contribué de manière significative à la création d’opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina a lancé le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (acronyme PYAG venant de l’anglais « Presidential Youth Advisory Group »), lundi 27 novembre 2017, en marge du 6e Forum des affaires Union européenne-Afrique à Abidjan. Ce groupe consultatif, qui travaillera en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement, est destiné à proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes Africain(e)s, dans la droite ligne de l’initiative de la BAD « Des emplois pour les jeunes en Afrique » (dite par acronyme JfYA pour l’anglais Jobs for Youth in Africa).

Le PYAG offre aux jeunes leaders africains l’opportunité de développer de nouvelles perspectives et de recommander des solutions innovantes qui façonneront l’appui de la Banque africaine de développement aux pays africains et réduiront le fléau du chômage des jeunes.

La Banque s’est pleinement engagée à travailler avec le PYAG pour intensifier et accélérer la création d’emplois décents et pérennes pour les jeunes Africains, à travers des emplois formels et l’entrepreneuriat des jeunes, qui permettront aux jeunes Africains de prendre eux-mêmes en main la prospérité économique, la stabilité sociale et la viabilité environnementale.

« C’est pour moi un grand honneur de servir notre continent dans ce rôle, a déclaré Ashish Thakkar, PDG du groupe Mara et président du PYAG. Nous savons que les enjeux sont énormes, mais nous sommes déterminés à remplir cette mission qui est de créer des entreprises de jeunes florissantes qui génèrent une forte valeur ajoutée. Nous nous attellerons également à aider à concrétiser les High 5 de la Banque africaine de développement et les objectifs de développement durable. Nous venons de boucler notre programme de travail pour l’année prochaine et nous sommes déjà sur le pied de guerre. » Et de raconter comment sa famille avait tout perdu pendant le génocide au Rwanda dans les années 1990.

« J’ai emprunté 5 000 dollars pour lancer mon entreprise sans soutien d’aucune sorte. Aujourd’hui, le groupe Mara compte 14 000 employés dans le monde. J’étais seul, alors imaginez ce que nous pourrions faire avec le soutien d’une institution comme la Banque africaine de développement ! », s’est-il enthousiasmé.

« Je n’ai jamais entendu parler d’une institution aussi importante que la Banque africaine de développement qui ait créé un groupe consultatif composé exclusivement de jeunes, a déclaré à son tour Mamadou Touré, membre du groupe. Un proverbe chinois dit : « si vous voulez une année de prospérité, plantez une graine ; si vous voulez dix ans de prospérité, plantez un arbre ; si vous voulez un siècle de prospérité, investissez dans développement humain ».

« 40 % des entrepreneurs au Nigeria sont des femmes, mais 73 % d’entre elles opèrent dans des systèmes de vente au détail, a tenu à souligner l’entrepreneuse nigériane Ada Osakwe. Nous devons y remédier et offrir aux jeunes des emplois plus rémunérateurs. »

Afin de rendre l’agriculture plus attrayante pour les jeunes, la BAD a investi l’an dernier 800 millions de dollars pour soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles dans 8 pays, et devrait passer à 15 pays d’ici à la fin de cette année. Au total, la Banque africaine de développement prévoit d’investir 1,5 milliard par an au cours des 10 prochaines années pour soutenir les jeunes « agripreneurs ».