Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Voilà l’Europe que nous prépare l’UMP.S.
28 avril 2005

Des ouvriers français obligés de choisir :
- ou bien ils acceptent d’être licenciés ;
- ou bien ils vont travailler en Roumanie, 40 heures par semaine, pour 110 euros par mois.
(page 5)
Le PDG de l’entreprise Sem Suhner, sise à Schirmeck dans le Bas-Rhin (en Alsace, dans l’Est de la France), a une vision toute personnelle des droits sociaux. L’affaire, révélée par l’hebdomadaire “Marianne”, remonte au 4 avril dernier.
À cette date, 9 salariés faisant l’objet d’une procédure de licenciement, sur les 38 que compte l’entreprise, ont reçu une lettre de reclassement. Proposition du patron : aller pointer à l’ANPE ou trimer 40 heures par semaine pour 110 euros brut par mois en Roumanie ! Soit 30 euros de plus que le SMIC roumain, mais 50 de moins que le salaire moyen. Et en prime : l’assurance de travailler dans un État où les droits sociaux flirtent avec le zéro.
Dans le même temps, le président Chirac assurait, dans l’enceinte de la prestigieuse Sorbonne, tout le bien que le projet de Constitution européenne permet : "Une Europe ambitieuse qui fera résolument le choix d’une harmonisation sociale par le haut, c’est-à-dire le refus du dumping social et la volonté d’assurer à tous le plus haut niveau de protection sociale". On a peine à y croire...
Voilà l’Europe que nous prépare l’UMP.S.!
La directive Bolkestein n’est pas morte
En tout cas, cette affaire vient totalement contredire les dernières déclarations de Jacques Chirac. En effet, celui-ci a affirmé avant-hier, lors de la visite du chancelier allemand, que la directive européenne sur la libéralisation des services, dite Bolkestein, "n’existait plus" et que la France et l’Allemagne allaient prendre une initiative pour que "le principe du pays d’origine ne s’applique pas" dans ce domaine.
Il faut "faire en sorte que l’ensemble puisse être tiré vers le haut sur le plan social et non vers le bas", a-t-il ajouté. Or c’est exactement le contraire qui est imposé aux salariés de Schirmeck.
De son côté, Gerhard Schröder a déclaré qu’il y avait "une différence très importante" entre un marché commun de marchandises et les services. "Les prestations de service doivent se faire dans le respect des règles minimum du pays où s’applique la prestation", a-t-il expliqué, ajoutant qu’il fallait "éviter le dumping social".
Tout ça c’est du bluff social-démocrate pour vendre une Constitution frelatée aux électeurs le 29 mai.
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