Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Au Parlement européen
12 juin 2004

Hier matin, lors de la conférence de presse qu’elle a tenue aux côtés de Paul Vergès et Christophe Payet, Christiane Taubira a trouvé "indignes" les attaques de candidats s’adressant à un autre. Des attaques portant sur leurs capacités ou leurs compétences, alors qu’il serait nettement plus intéressant d’expliquer ce que l’avenir peut réserver.
Tout comme elle estime stupide l’attaque selon laquelle il faudrait que les députés européens de la circonscription outre-mer appartiennent obligatoirement à un “grand parti”, sous peine d’être balayés ou exclus des débats.
Selon elle, "le PSE (Parti socialiste européen) est un parti de gauche extrêmement modeste", qui n’hésite pas à transgresser les "valeurs de gauche, la doctrine économique de gauche". Un parti de "social démocratie, plus qu’autre chose", qui ne "place pas toujours l’Homme au cœur des choix" lorsqu’il s’agit de délocalisations ou de licenciements boursiers...
Ce parti est "en constant compromis", ajoute-t-elle ; il est en état de "renonciation" aux convictions de gauche. Pour la députée guyanaise, il agit en vertu d’un certain équilibre à trouver entre lui et le PPE (parti de la droite européenne) : "ils s’arrangent entre eux. Ils cogèrent le Parlement européen".
Selon elle, il n’y a là "aucune garantie pour les plus vulnérables" de voir pour eux les choses s’améliorer si leurs représentants au Parlement européen adhéraient au PSE...
Imaginerait-on, poursuit Christiane Taubira, l’UMP et le PS gérer l’assemblée nationale ?
Et de conclure : "il n’y a aucune marge de manœuvre au PSE pour gérer correctement les affaires de l’Outre-mer en général et de La Réunion en particulier"....
D. B.
Et un et deux et trois... zéro ?
Pour certains, l’arrivée de la liste de l’Alliance dans ce jeu européen a été perçue comme quelque chose d’incongru. Lorsque, au vu de l’accueil qui a été réservé aux candidats de la liste ou à leurs alliés et mandataires, la possibilité d’avoir “un candidat”, la “réserve” a été encore plus grande.
La “logique” des opposants était claire : les trois élus seraient d’une part les deux députés sortants, et d’autre part, Paul Vergès. Autrement dit, trois Réunionnais...
Lorsque les sondages ont laissé entrevoir la possibilité pour cette liste d’avoir deux élus, certains “adversaires” ont pris cela comme "une agression" caractérisée. Et se sont lancés dans des attaques puériles et des polémiques stériles.
Aux Antilles, la population ne souhaite pas avoir deux élus de l’Alliance mais... trois. Avis partagé par Christiane Taubira : "il n’y a pas de honte à vouloir trois sièges. Trois élus de la liste de l’Alliance, c’est la garantie d’une représentation plus équitable de tout l’Outre-mer au Parlement européen. Alors, sans complexe, nous disons : oui, nous voulons trois sièges".
Réponse dimanche.
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