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8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
25 janvier 2007

Asha-Rose Migiro a été la première femme Ministre des Affaires étrangères de la Tanzanie. Elle vient d’être nommée Secrétaire générale adjointe des Nations unies. D’une modestie légendaire, elle a en héritage politique les luttes d’indépendance menées par son peuple avec Julius Nyerere, l’une des plus remarquables figures politiques africaines.
De la présidente du Libéria, Ellen Johnson-Sirleaf, à la Kenyane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix, en passant par la vice-présidente du Zimbabwe et bien d’autres, les Africaines s’affirment de plus en plus sur la scène politique, aussi bien en Afrique que dans le monde. Mais lorsqu’elles sont présentées par les médias occidentaux, à qui les compare-t-on ? Un journal nord-américain a trouvé à dire d’Asha-Rose Migiro, qu’elle était « la Condoleeza Rice de la Tanzanie » ! Et pourquoi pas la Margaret Thatcher tant qu’on y est !
C’est l’an dernier qu’Asha-Rose Migiro a réalisé la première historique de devenir ministre des affaires étrangères.
Cette militante des droits humains est titulaire d’un doctorat en droit, et a longtemps enseigné cette discipline à l’université de Dar es Salaam.
Elle passe pour être une femme politique modeste, travailleuse, sensée, et réaliste.
Simplicité
Musulmane, elle est mariée à un professeur d’université chrétien. Ils ont deux enfants.
Il y a une dizaine d’années qu’Asha-Rose Migiro est apparue sur la scène politique, remportant un des sièges au Parlement réservés aux femmes sur les bancs du parti au pouvoir.
Elle a gardé un goût pour le "terrain", les contacts humains.
Contrairement à certains de ses collègues des milieux gouvernementaux, elle s’adresse aux gens qu’elle rencontre en kiswahili, sans le moindre mot d’anglais.
Quand elle se rend en visite dans des zones rurales, elle n’exige pas un confort "urbain" ou un traitement de faveur : elle mange les mêmes choses que ses hôtes, et leur parle simplement, sans condescendance, comme si elle était l’un d’eux et non une femme au sommet de la hiérarchie politique tanzanienne.
Selon elle, c’est la meilleure façon d’encourager les gens à s’ouvrir, à parler librement.
Il y a 2 ans, des organisations féministes avaient demandé à Asha-Rose Migiro de briguer l’investiture du parti au pouvoir pour l’élection présidentielle. Elle avait refusé, déclarant qu’elle attendait "le bon moment".
Diplomatie
La voilà donc secrétaire générale adjointe de l’ONU. Sa nomination à ce poste n’a pas fait l’unanimité, certains soulignant qu’elle n’était pas diplomate de carrière.
D’autres ont estimé qu’ayant détenu le portefeuille de ministre des affaires étrangères depuis un an seulement, elle n’avait pas l’expérience nécessaire.
Mais l’an dernier, Asha-Rose Migiro a reçu son "baptême du feu", lorsque la Tanzanie a occupé la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, et qu’elle avait dû présider aux fréquentes réunions du conseil à New York.
Et ses partisans affirment qu’elle s’est déjà montrée tout à fait apte à remplir sa nouvelle mission.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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