Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Réunion FAO/OMS en vue de la conférence internationale sur la nutrition de 2014
19 novembre 2013

Des experts et des représentants du monde entier réunis au siège de la FAO à Rome ont indiqué qu’il fallait à la fois une impulsion politique internationale et des solutions pratiques adaptées en fonction des pays pour affronter les problèmes liés à la nutrition qui affligent plus de la moitié de l’humanité. Voici la conclusion de ces débats qui se sont déroulés du 13 au 15 novembre.
« Une vision commune est essentielle pour garantir et renforcer la coopération et la solidarité internationales autour des questions de nutrition, et veiller à accorder la priorité à la nutrition sur l’agenda international du développement et au-delà. Mais une vision commune ne signifie pas une vision uniforme », a souligné le Sous-Directeur général de la FAO Jomo Sundaram.
Le commentaire de M. Jomo s’est fait l’écho d’appels lancés précédemment d’être plus attentifs aux informations provenant des communautés du monde entier pour étayer la formulation de politiques.
Quelque 300 personnes ont pris part à la réunion technique, organisée conjointement par la FAO et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en préparation de la deuxième Conférence internationale sur la nutrition (CIN2) qui se tiendra du 19 au 21 novembre 2014.
La CIN2 s’attaquera à la persistance des niveaux élevés de malnutrition en traduisant l’élan politique en politiques et programmes d’amélioration de la nutrition, en particulier dans les pays en développement.
« Je crois que nous convenons tous que cette réunion a apporté des éléments précieux, mais il faut approfondir les connaissances et les expériences qui doivent faire partie des bases techniques de la CIN2 », a déclaré M. Hans Troedsson, Directeur exécutif du Bureau du Directeur général de l’OMS, en ajoutant que les consultations se poursuivraient avec les pays.
Durant la réunion de trois jours, les experts ont examiné les politiques agricoles, alimentaires et nutritionnelles depuis la première Conférence internationale sur la nutrition de 1992, et partagé des expériences réussies de politiques et programmes d’amélioration de la nutrition dans divers pays.
Les études de cas ont mis en lumière, notamment, l’importance de politiques avisées prenant en compte de manière explicite l’insertion sociale, l’équité, les femmes et les enfants, et intégrant la nutrition à travers divers secteurs. Elles ont en outre fait ressortir l’importance des partenariats, de la communication et de l’appui des gouvernements.
Les experts ont échangé des informations sur les tendances de malnutrition, du retard de croissance à l’obésité ; les tendances de l’offre, de la qualité et de l’innocuité des aliments ; et l’influence de questions comme la durabilité, les gaspillages alimentaires, le commerce international et les mesures de protection sociales liées à la nutrition.
Persistance de taux élevés de malnutrition malgré le recul de la faim
M. Jomo a fait remarquer que si les formes les plus extrêmes et chroniques de faim ont régressé à l’échelle mondiale, 842 millions de personnes se couchent encore le ventre vide et deux milliards souffrent de carences en micronutriments. Chaque année, quelque 7 millions d’enfants meurent avant leur 5ème anniversaire, dont 45 pour cent des suites de problèmes nutritionnels, et 162 millions d’enfants de moins de cinq ans sont victimes de retards de croissance, alors que plus de 500 millions de personnes sont obèses.
Élargir la perspective de la nutrition
Les orateurs ont examiné la nécessité de considérer la nutrition comme but à part entière dans divers secteurs, et non pas seulement dans la production vivrière, la commercialisation et la consommation. Certains ont préconisé des infrastructures et des services de protection sociale mieux ciblés sur les populations les plus vulnérables -notamment les femmes, dont les lourdes charges de travail pourraient avoir une incidence négative sur la nutrition des familles. De nombreux participants ont convenu de la nécessité d’une information du public et d’une éducation des communautés pour aider les familles et les petits producteurs agricoles à mieux comprendre le rôle joué par une diversification de la production vivrière et de l’alimentation dans une meilleure nutrition.
Parmi les autres points qui se sont dégagés de la réunion figuraient la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles et la coordination entre les secteurs ; le besoin de meilleures données pour améliorer l’élaboration des politiques ; l’importance de politiques favorisant plutôt qu’entravant des solutions viables ; et l’importance d’expérimenter des solutions différentes aux niveaux locaux et nationaux.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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