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Kenya
Wilfred Machage, ministre de l’Intérieur kenyan, s’exprime
18 octobre 2003

Le gouvernement kenyan envisage l’abolition de la peine de mort parce que cette pratique est une violation, non seulement des droits humains, mais aussi des mesures correctives pour lesquelles les prisons ont été construites.
Cette déclaration a été faite mercredi à Nairobi par le directeur de cabinet du ministre kenyan de l’Intérieur, Wilfred Machage, qui, s’exprimant devant le Parlement, a indiqué que son ministère avait envoyé une recommandation à la Conférence nationale constitutionnelle pour remplacer la peine de mort par l’emprisonnement à perpétuité.
« Cette pratique (la peine de mort) a été employée par le passé dans le monde entier, mais les dernières tendances montrent que c’est une violation du droit des individus à la vie et ne fait pas partie des mesures pouvant aider à l’insertion d’un condamné dans la société », a-t-il déclaré.
Wilfred Machage a souligné que les 2.618 personnes actuellement condamnées à la peine capitale au Kenya pourraient voir leur peine commuée en emprisonnement à vie, en cas d’entrée en vigueur de l’amendement préconisé à cet effet.
Le code pénal actuel du Kenya précise que les condamnés à mort sont exécutés par pendaison, mais seulement après approbation expresse par le président de la République. Parmi les délits passibles de cette peine figurent le vol avec violence, le meurtre et la haute trahison.
La dernière peine capitale exécutée dans le pays remonte à 1987. Le député David Mwenje, qui préside la Commission parlementaire sur les prisons, a déclaré que la promiscuité dans les lieux de détention au Kenya pourrait être attribuée au refus des juges d’appliquer le service communautaire en tant que punition.
Le ministre kenyan de l’Intérieur a promis de prendre contact avec le juge en chef pour assurer un usage plus fréquent du service communautaire en remplacement des peines d’emprisonnement.
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