APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Conséquence de la crise mondiale
31 août 2009

Confronté à sa plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon subit de plein fouet le choc de la crise mondiale. Le taux de chômage frôle les 6%, ce qui est du jamais vu dans ce pays de plus de 100 millions d’habitants. Conséquence, le parti au pouvoir depuis 54 ans va sans doute perdre les élections.
Les Japonais prêts à mettre fin à plus d’un demi-siècle d’hégémonie du parti au pouvoir. Les électeurs se rendaient aux urnes dimanche pour un scrutin législatif qui pourrait rejeter dans l’opposition les conservateurs du PLD et porter au pouvoir le Parti démocrate du Japon (PDJ) donné grand favori par tous les instituts de sondages.
Plus de 100 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour renouveler les 480 sièges de la Chambre des députés (chambre basse du Parlement). Le nouveau Premier ministre sera élu par les députés lors d’une séance spéciale du Parlement, probablement vers la mi-septembre.
Si les sondages disent vrai, c’est une petite révolution que s’apprête à vivre le pays : le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon quasiment sans interruption depuis 1955 — à l’exception d’une parenthèse de onze mois en 1993-1994 —, est donné grand perdant par tous les instituts face au principal parti d’opposition, le Parti démocrate du Japon (PDJ), dirigé par Yukio Hatoyama.
Ce que disent les sondages
Les derniers sondages sont venus confirmer la perte d’influence du PLD dans l’opinion et le net avantage du PDJ. Les démocrates étaient ainsi crédités de 39% des intentions de vote (plus trois points par rapport au mois dernier), contre seulement 20% pour les libéraux-démocrates, dans un sondage publié vendredi dans le grand quotidien "Mainichi".
Les projections en sièges sont encore plus sévères pour le PLD : les sondages ne lui accordent qu’une centaine de sièges (contre 300 dans l’assemblée sortante), alors qu’ils pronostiquent un raz-de-marée de plus de 320 sièges pour le PDJ, soit une écrasante majorité des deux tiers.
Si les résultats confirment ces tendances, le Premier ministre sortant, Taro Aso (PLD), 68 ans, devra céder son fauteuil au chef du PDJ, Yukio Hatoyama, 62 ans.
À deux jours du scrutin, la situation s’est encore assombrie pour le gouvernement sortant et le PLD avec la publication vendredi des plus mauvais chiffres du chômage de l’histoire du Japon : en juillet, le nombre de demandeurs d’emploi a atteint son niveau le plus élevé de l’après-guerre, avec un taux de 5,7%.
Contesté comme jamais auparavant dans son hégémonie, le PLD a tenté durant la campagne — apparemment sans grand succès — d’en appeler à un réflexe légitimiste des électeurs dans le contexte d’une grave crise économique marquée par un chômage au plus haut, une déflation persistante et un recul de la consommation des ménages.
De nouveaux défis
Mais une grande partie de l’électorat nippon ne semblait plus croire en la capacité des conservateurs à surmonter l’une des pires récessions économiques de l’après-guerre et à faire face aux défis majeurs que représentent la dette publique colossale, le vieillissement de la population et la baisse du nombre des actifs et des contribuables.
Les Japonais ont soif également de nouveauté et de renouvellement de la classe politique. Un changement que leur a promis le chef du PDJ, Yukio Hatoyama, qui a plaidé durant la campagne pour des coupes dans des dépenses publiques jugées inutiles, pour une bureaucratie moins pesante et une hausse du pouvoir d’achat.
Au plan diplomatique, le chef de l’opposition souhaite voir un Japon plus indépendant des États-Unis, principal partenaire commercial et allié militaire. Toutefois, Hatoyama, diplômé de l’Université américaine de Stanford, a souligné que l’alliance américano-nippone resterait « la pierre angulaire de la diplomatie japonaise ».
Les bureaux de vote, qui ont ouvert hier matin, devaient fermer leurs portes à 20h00 heures locales. Les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes étaient attendus dès la clôture du scrutin, et les résultats officiels tôt ce lundi matin.
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