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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Négociations en Iran
26 novembre 2013, par

L’accord international, signé par les pays Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie et l’Iran, vient de mettre fin à l’embargo de certains contre l’Iran. Le document pourrait fixer les bases d’un accord entre la communauté internationale et Cuba.
En conflit depuis 1979, l’accord sans précédent entre les Etats-Unis et les quatre autres Etats remet en cause les sanctions imposées au cours des deux dernières années par l’Occident à l’Iran, un des membres les plus importants de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP). Ces sanctions ont divisé par deux les exportations iraniennes et privé Téhéran de milliards de dollars de recettes.
Accord historique, mais temporaire
Au cours de l’année 2012, les sanctions contre l’Iran se sont accentuées afin d’inciter la capitale, Téhéran, à reprendre les négociations sur son programme nucléaire. Ces sanctions se sont ajoutées à un arsenal juridique déjà sévère, notamment avec l’adoption de l’embargo pétrolier entré en vigueur en juillet 2012. La communauté internationale voulait que l’Iran cesse tout enrichissement d’uranium à des fins nucléaires.
L’accord signé met temporairement un terme à l’embargo à travers 6 engagements de la part de l’Occident, si l’Iran tient les siens. Parmi ces mesures, la fin de nouvelles sanctions, la suspension de « certaines sanctions sur l’or et les métaux précieux, le secteur automobile et les exportations pétrochimiques de l’Iran » ainsi que des facilités entre les liens humanitaires comme l’achat de nourriture ou de matériel médical entre l’Iran et le reste du monde et le déblocage de 4,2 milliards de dollars issus de sanctions sur les ventes de pétrole iranien.
Qu’en est-il de Cuba ?
Cet accord historique pourrait mener vers un nouvel accord avec Cuba, où l’embargo des Etats-Unis dure depuis 1962. L’assemblée générale des Nations unies a voté pour la 22e fois, le 29 octobre 2013, en faveur d’une résolution condamnant l’embargo américain contre Cuba. 188 pays ont voté en faveur de cette résolution, les Etats-Unis et son allié israélien ont eux voté contre.
Le "blocus" ou "l’embargo" - selon l’appellation utilisée - engendre des problèmes humains importants et « provoque des souffrances et constitue une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’homme », a déploré Bruno Rodriguez, le ministre cubain des Affaires étrangères, lors d’un point presse, le 29 octobre 2013. De leurs côtés, les Américains brandissent la charte des Droits de l’Homme. « Notre politique de sanctions à l’égard de Cuba fait partie d’une batterie d’instruments dans notre effort global pour que soient respectés les droits de l’Homme », a indiqué Ronald Godard, un diplomate américain.
La levée des sanctions à l’encontre de l’Iran pourrait être un premier pas vers la population cubaine, qui subit depuis plus de 50 ans cette situation.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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