Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Venezuela
L’opposition contrainte d’appeler à la fin du mouvement de sabotage de l’économie du pays
4 février 2003

« Aujourd’hui est un jour de victoire », a déclaré Hugo Chavez lors de son émission hebdomadaire diffusée dimanche à la télévision et à la radio.
L’opposition avait appelé à la grève générale le 2 décembre dernier afin de forcer le président vénézuélien à démissionner. Elle a fait savoir que le retour à l’activité, déjà entamé dans certains secteurs, se confirmerait cette semaine afin d’éviter, selon l’opposition, la banqueroute aux entreprises.
Les meneurs de la "grève" ont annoncé que les usines, magasins et restaurants franchisés qui étaient restés clos rouvriront leurs portes cette semaine quelques heures par jour. Mais si ces derniers bastions de l’opposition vont rouvrir leur porte au peuple, les patrons de l’industrie pétrolière cherche à poursuivre leur mouvement de blocage.
Le mouvement se poursuivra toutefois dans le principal secteur d’activité du Venezuela, l’industrie pétrolière.
Lors de son intervention télévisée, Hugo Chavez a rappelé que les opposants utilisaient des méthodes « putchistes, fascistes et terroristes ». Le président vénézuélien a déclaré que les meneurs du mouvement de sabotage de l’économie du pays devraient payer pour les dommages occasionné au Venezuela. « Ils ne peuvent rester impunis. Ils doivent aller en prison ».
Selon les estimations du gouvernement, la grève dans le secteur pétrolier a déjà coûté quatre milliards de dollars (3,72 milliards d’euros) au pays.
Dimanche, les dirigeants du mouvement politique de la Coordination démocratique ont affirmé avoir recueilli quelque quatre millions de signatures demandant, par le biais de plusieurs pétitions, le départ d’Hugo Chavez. Cette information était bien sûr impossible à vérifier, mais elle est relayée sur les ondes et dans les colonnes des médias aux ordres des anciens dominants du pays, qui décidément n’accepte pas que le peuple vénézuélien ait choisi de sortir du sous-développement. Une volonté politique constamment réaffirmée à chaque scrutin depuis l’arrivée au pouvoir, au grand désespoir de l’opposition qui n’arrive plus à exploiter les peurs et la misère d’un pays ravagé par des décennies de gestion libérale.
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