Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Afrique du Sud
Décès d’un compagnon de lutte de Nelson Mandela
7 mai 2003

Un héros de la lutte du peuple sud-africain pour la liberté, Walter Sisulu, est décédé dans la soirée de lundi, deux semaines seulement après que sa biographie, "In Our Lifetime", a été nominée pour le Prix littéraire Alan Paton, a annoncé sa famille. Walter Sisulu, un des premiers inspirateurs politiques de Nelson Mandela, est mort à l’âge de 90 ans, après avoir été hospitalisé à plusieurs reprises récemment. Dans un communiqué, Nelson Mandela s’est dit bouleversé d’apprendre la disparition du compagnon avec lequel il avait été incarcéré dans la tristement célèbre prison de Robben Island.
Walter Sisulu avait cessé depuis longtemps toute activité politique. A l’apogée de sa vie militante, il avait insufflé une nouvelle énergie à la lutte armée du Congrès national africain (ANC), mais à la fin de l’apartheid il avait refusé de faire partie du premier gouvernement démocratiquement élu en avril 1994.
Walter Sisulu était né dans le Transkei dans une famille de paysans en 1912, l’année de création de l’ANC. Le Transkei, ancien protectorat britannique dans la Province du Cap oriental - très pauvre à l’époque - est aussi le lieu de naissance de Nelson Mandela. Walter Sisulu a fait des études dans un institut missionnaire anglican, mais a dû quitter l’école à l’âge de 15 ans pour travailler afin de soutenir sa famille. Il s’est rendu à Johannesburg où il a travaillé comme mineur, domestique, boulanger et ouvrier d’usine. Après avoir été renvoyé pour avoir tenté d’organiser les travailleurs, il a ouvert une agence immobilière à Johannesburg pour aider les Noirs à acheter et vendre leurs biens avant qu’ils ne perdent ce droit à cause des lois de l’apartheid. Walter Sisulu était devenu le dirigeant régional de l’ANC à Johannesburg et dans les townships noirs environnants.
Quand Nelson Mandela est arrivé en 1941, il a été recommandé à Walter Sisulu qui l’a aidé à s’installer dans la ville, puis l’a initié à la politique. Walter Sisulu se rappelait que Nelson Mandela était un jeune homme grand et plein d’assurance. « Je n’ai pas eu d’hésitation ; dès que je l’ai rencontré, j’ai su que c’était l’homme qu’il me fallait pour diriger la lutte », avait déclaré Walter Sisulu dans une interview accordée à la presse peu après les premières élections démocratiques en Afrique du Sud. Il avait assisté Nelson Mandela durant ses études de droit. Commençant à perdre patience face à l’apparente impuissance du mouvement de libération de l’ANC, Nelson Mandela et Walter Sisulu s’étaient joints à Oliver Tambo pour créer la Ligue des jeunes, une branche plus militante de l’organisation. Oliver Tambo est décédé en 1993. Cinq ans après avoir mis sur pied la Ligue de la jeunesse, les jeunes rebelles ont pris la tête de l’ANC.
Au cours des décennies qui ont suivi, ils ont formé le triumvirat de la direction du Congrès - Nelson Mandela le symbole éloquent de la lutte, Oliver Tambo le dirigeant responsable de l’union de l’organisation en exil et Walter Sisulu le conseiller. Nelson Mandela a souvent déclaré que Walter Sisulu était la voix de la raison face à ses propres actions parfois impétueuses. « Il ne perdait jamais son sang-froid lors d’une crise. Il restait souvent silencieux quand les autres criaient », a écrit Nelson Mandela sur son camarade dans son autobiographie, "Long Walk To Freedom", publiée en 1994.
Quand le Congrès a mis sur pied une branche militaire pour combattre le régime de l’apartheid, Walter Sisulu faisait partie des trois hommes aux commandes. Walter Sisulu, Nelson Mandela et 154 autres ont finalement été arrêtés et jugés pour trahison. Les accusés ont été acquittés en 1961, mais les principaux responsables de la résistance ont été à nouveau arrêtés en 1963 dans une ferme où ils se cachaient à Rivonia, près de Johannesburg, et condamnés pour avoir conspiré de renverser le gouvernement.
Bien que le gouvernement ait exigé la peine de mort, les deux hommes ont été condamnés à l’emprisonnement à vie. Walter Sisulu a été libéré en 1989, puis est venu le tour de Nelson Mandela quatre mois plus tard. Walter Sisulu laisse une femme et huit enfants.
| Avertissement de la justice sud-africaine aux racistes |
|---|
| La peine de prison à vie prononcée, vendredi dernier, contre De Wet Kritzinger, un homme de race blanche, auteur en janvier 2000 d’une attaque dans un bus à Pretoria, qui s’était soldée par la mort de trois Noirs, est un avertissement à tous les racistes, a indiqué lundi le ministère sud-africain de la Justice. « Cette peine enverra un message fort à tous ceux qui s’accrochent encore au passé, à ceux qui ont des comportements racistes. Elle les avertit que la justice ne tolérera pas leurs actes », a déclaré Paul Setsetse, le porte-parole de ce département ministériel. Le Tribunal de grande instance de Pretoria a condamné, vendredi dernier, Kritzinger à 40 années supplémentaires pour tentative de meurtre sur quatre autres personnes blessées dans cette attaque. Le chauffeur du bus, Mduduzi Graeme Nyembe, et deux passagers du nom de Thembekile Constance Phasha et Gogo Connie Mathebula, ont été tués au cours de cette attaque. Kritzinger avait dit devant le tribunal qu’il ne pensait pas que c’était mal de tuer des Noirs parce qu’il ne les considère pas comme des être humains. Selon lui, il n’a rien fait de mal puisqu’il respectait une promesse qu’il avait faite à Dieu. « Ceux qui lui témoignent leur sympathie, qui continuent de le soutenir, montrent clairement leur racisme, et que malgré les efforts du gouvernement pour parvenir à une solution amicale grâce à l’amnistie et à la réconciliation, ils ne changent pas », a ajouté Paul Setsetse. |
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture