Moyen-Orient et Afrique du Nord

200 personnes tuées en 2017 à Benghazi par l’explosion de mines

Conséquence d’une guerre lancée par la France en 2011

Témoignages.re / 3 janvier 2018

Quelque 200 civils et militaires ont été tués en 2017 par des mines terrestres, des explosifs et restes de guerre dans la ville de Benghazi (Est), a annoncé dimanche, l’unité de génie militaire des Forces armées arabes libyennes, preuve de l’ampleur du phénomène des mines anti-personnel qui constitue un véritable danger pour les habitants de la ville.

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« Les mines ont tué 197 civils et militaires, dont 27 experts en génie militaire morts en tentant de désamorcer des mines dans certaines zones théâtre d’affrontements armés, ainsi que 7 autres grièvement blessés », a précisé le commandant de l’unité du génie militaire, Abdelsalam al-Mesmari, cité dimanche par des médias locaux, signalant que la plupart des décès sont survenus dans les zones d’al-Quaresh, Souk al-Hout, Qanfouda et al-Sabri à Benghazi. A noter qu’un certain nombre de quartiers de Benghazi souffrent encore de la prolifération de mines et d’explosifs placés par des groupes terroristes lors des combats contre les forces armées, avant la libération de la ville.

Huit mois de conflit armé lors de la révolution du 17 février qui a renversé en 2011 le régime de Mouammar Kadhafi, ont transformé les régions du pays en champs infestés de mines. Benghazi, berceau de la révolution, a connu depuis 2014 une guerre entre les forces armées dirigées par le maréchal Khakifa Haftar et des groupes armés extrémistes alliés à Daech qui ont planté les mines dans les zones qu’ils contrôlent avant la libération totale de la ville.