Moyen-Orient et Afrique du Nord

Bombardements israéliens en Palestine et en Syrie

Mathieu Raffini / 29 décembre 2020

Pas de trêve de fin d’année pour les peuples opprimés au Proche-Orient car Israël continue à pratiquer ses crimes de guerre dans les pays voisins dans le silence le plus total.

La nuit de Noël, ce sont les Syriens qui ont été bombardés par l’armée israélienne, faisant au moins 6 morts et de nombreux blessés dans la région de Masyaf. Les missiles auraient de plus été tirés non pas d’Israël directement, ce qui aurait permis de prouver leur implication auprès de la communauté internationale, mais de Tripoli, ville du nord du Liban.
Puis, il y a 3 jours, c’est la Bande de Gaza qui s’est à son tour fait bombarder par Tsahal, ne faisant cette fois-ci heureusement aucun mort, mais des blessés et de très nombreux dégâts matériels.
A chaque fois, Israël a justifié ces attaques en invoquant le bombardement d’infrastructures militaires ennemies.
Mais comment peut-on envisager de justifier l’inqualifiable et de continuer à opprimer impunément ces peuples comme le fait actuellement Israël ?

La Palestine est mise sous cloche depuis la fondation d’Israël, avec un blocus total de la Bande de Gaza, où les Gazaouis sont obligés de survivre sans aucun moyen ni aide extérieure et sous la crainte permanente de se voir visés par Tsahal, comme le prouvent les civils tués de façon très régulière par l’armée israélienne, et ce dans l’impunité la plus totale.
La situation du reste de la Palestine n’est guère meilleure lorsque l’on sait qu’une grande partie de la Cisjordanie se retrouve colonisée par Israël, et que la population vit également sous la peur des crimes de guerre permanents.

Quant à l’attaque en Syrie, elle ne fera que détruire encore plus cet Etat déjà en ruine du fait de bientôt 10 ans de guerre.
Au-delà de cette agression envers un Etat voisin, déjà gravissime étant donné que cela a fait des victimes et de nombreux dégâts matériels, on peut également noter que cette attaque a été réalisée sur le sol libanais sans l’accord de ces derniers, Israël se permettant en effet, en violation totale du droit international de ne pas respecter la souveraineté de son voisin en survolant assez régulièrement leur territoire, ou dans ce cas précis en y disposant des troupes et des armes.

Car, en plus de commettre des crimes de guerre réguliers sur la population palestinienne, Israël se permet également d’occuper les territoires de pays voisins. Si la colonisation de la Palestine est malheureusement connue et est faite en toute impunité, Israël étant protégé par l’ensemble des puissances occidentales et en particulier des Etats-Unis, de moins en moins d’Etat protestent envers cette politique de colonisation. Dernièrement, ce sont par exemple les Emirats-Arabes-Unis et le Maroc qui ont décidé, avec un fort soutien de Trump et de Pompeo de « normaliser » leurs relations avec Israël et ainsi de fait de ne plus condamner leur politique coloniale.
Mais cette occupation de terres étrangères ne s’arrête malheureusement pas à la Palestine. Deux Etats supplémentaires ont également une partie de leur territoire qui se retrouve occupé depuis des années : La Syrie avec le Golan, et le Liban avec les Fermes de Chebaa.

Au vu de l’ensemble des crimes de guerre et des violations permanentes des droits humains et internationaux de façon générale, Israël devrait se voir condamner de façon régulière par la communauté internationale, comme c’est déjà le cas de nombreux Etats.
Mais cela n’est évidemment pas le cas, ce pays et sa politique meurtrière sont au contraire défendus bec et ongles par d’autres Etats, en particulier par les Etats-Unis.
Combien de temps allons-nous encore accepter ces scandaleuses oppressions d’autres peuples par Israël ?
Plus que jamais il nous faut médiatiser ces actes barbares, montrer notre solidarité envers ces peuples, défendre leur droit à être libérés de l’oppression israélienne, de ne plus vivre sous la crainte permanente d’attaques de pays étrangers, de voir leur souveraineté respectée et d’enfin espérer vivre en paix.

Mathieu Raffini