Irak

D’abord je bombarde, après je réfléchis

"The Wall Street Journal" : conséquences scandaleuses des bombardements de Bush

28 août 2003

Déjà 1.000 enfants irakiens gravement blessés par des bombes qui n’ont pas explosé

Aux États-Unis, "The Wall Street Journal", journal financier et très conservateur, a enquêté sur les conséquences désastreuses des bombardements effectués par les forces américano-britanniques en Irak.
Près de 1,5 million de bombes ont été déversées pendant les trois premières semaines de la guerre. De fait, les conséquences humanitaires sont scandaleuses. Rien que dans la région de Kerbala, au centre de l’Irak, 23 personnes ont perdu la vie en sautant sur les restes de bombes à fragmentation.
L’UNICEF estime par ailleurs que 1.000 enfants ont été gravement blessés par des bombes qui n’avaient pas explosé.
L’armée américaine commence à comprendre que les bombes lâchées par l’armée américaine n’ont pas seulement une conséquence humanitaire, mais aussi stratégique. Un haut gradé du Pentagone indique : « Nous avons créé des zones où nous ne pouvons plus aller. Je ne crois pas que l’on y avait pensé avant le début du conflit ».
En plus, au rythme où avance le déminage, ce problème est loin d’être réglé : 30.000 bombes qui n’avaient pas explosé, sur au minimum 100.000, dans la région de Kerbala, ont dû être détruites...
Chez Bush, on commence d’abord par bombarder, après, mais seulement après, on réfléchit.


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