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Guerre à Gaza
31 juillet 2014, par

En 22 jours, près de 1.200 Palestiniens ont été tués et plus de 7.000 autres ont été blessés, en très grande majorité des femmes et des enfants. Face à ces dégâts humains et l’annonce de Benjamin Netanyahu d’une « longue campagne » à Gaza, certaines chefs d’état ont dénoncé l’offensive israélienne.
La Présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a qualifié de « massacre » les bombardements aveugles de l’armée d’occupation Israélienne contre les populations désarmées de Ghaza. « Ce qui se passe à Ghaza est quelque chose de dangereux. Il s’agit d’un massacre et d’une action disproportionnée », a affirmé la Présidente lors d’un débat organisé par le quotidien « Folha de Sao Paulo ».
Plusieurs soutiens de dirigeants latino-américains
La présidente brésilienne a condamné l’usage disproportionné de la force par Israël contre le territoire Palestinien maintenu sous blocus. Autre pays d’Amérique latine, l’Equateur, le Chili et le Pérou ont à aussi rappelé, hier, « pour consultations » leur ambassadeur en Israël en raison de la recrudescence des opérations militaires Israéliennes contre la bande de Gaza.
Le ministère des Affaires étrangères chilien a qualifié ces opérations de « châtiment collectif à l’encontre de la population civile de Gaza », dans un communiqué. La présidente Michelle Bachelet a indiqué que « ces opérations ne respectent pas les normes fondamentales du droit international humanitaire, comme le démontrent les plus de 1.000 victimes civiles, y compris des femmes et des enfants, ainsi que les attaques contre des écoles et des hôpitaux ».
Au Pérou, les autorités regrettent « profondément » cette « violation du cessez-le-feu avec la reprise des opérations militaires d’Israël à Gaza ». D’autres pays d’Amérique latine avaient rompu, depuis plusieurs années, leurs relations diplomatiques avec Israël, comme le Venezuela et la Bolivie en 2009.
Selon l’ONU, les civils comptent pour trois-quarts du nombre de morts palestiniens depuis le début du conflit. De son côté, Israël a perdu 53 soldats, le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Trois civils, deux Israéliens et un Thaïlandais, ont été tués par des roquettes tirées depuis la bande de Gaza. L’armée a annoncé cette « trêve humanitaire », après avoir bombardé une seconde école de l’ONU, ayant fait 16 morts.
Israël a donc décidé d’observer une « trêve humanitaire » mercredi 30 juillet de quatre heures, mettant fin pendant quelques heures aux frappes dans la bande de Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, a annoncé Tsahal dans un communiqué. Cette trêve « ne s’appliquera pas aux zones où les soldats sont actuellement engagés dans des opérations ». Ainsi l’armée a exhorté « les habitants à ne pas retourner dans les zones concernées par un ordre d’évacuation » et avertit qu’elle répondra à « toute tentative de porter atteinte à des soldats ou des civils israéliens ».
Cette trêve arrive après la mort de 67 Palestiniens mercredi à Gaza où l’armée israélienne a intensifié son offensive contre le Hamas. Le dernier bilan fait état de plus de 1.290 morts et 7.200 blessés palestiniens depuis le début des hostilités le 8 juillet.
Céline Tabou
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