Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Égypte
2 février 2011, par

Les opposants au régime de Mohamed Hosni Moubarak ont manifesté hier en signe de contestation contre le nouveau gouvernement formé le lundi 31 janvier. Plus de 200.000 personnes vont défiler dans les rues des principales villes du pays, et ne s’arrêteront qu’avec le départ de l’actuel chef de l’Etat, selon les déclarations des principaux leaders de l’opposition au quotidien “Le Télégramme”.
Face aux manifestants, l’armée a annoncé qu’elle ne tirerait pas sur la population. Du côté des autorités, le vice-Président Omar Souleimane, chargé d’ouvrir un dialogue immédiat avec l’opposition « autour de toutes les questions liées aux réformes constitutionnelles et législatives », a été rejeté par les Frères musulmans. Force d’opposition la plus influente du pays, les Frères ont rejeté le nouveau gouvernement mis en place par Mohamed Hosni Moubarak et ont appelé à « des manifestations massives partout en Egypte afin que tout le régime — président, parti, ministres et Parlement — quitte le pouvoir ».
Mobiliser grâce au bouche à oreille
Le mouvement de contestation a également appelé à la grève générale. De son côté, le Prix Nobel de la Paix, Mohamed El Baradei, a réitéré sa demande à ce que Mohamed Hosni Moubarak quitte le pouvoir « d’ici vendredi ».
Un comité représentant les forces de l’opposition égyptiennes a déclaré qu’il n’entamera pas de négociations avant le départ du Président Hosni Moubarak. Mohamed El Baradei a indiqué que les Egyptiens « veulent en finir aujourd’hui, sinon vendredi au plus tard ». Ce dernier a ajouté que vendredi (4 février) a été baptisé « jour du départ ».
La communauté internationale tente d’apaiser les esprits
Alors que des milliers de touristes et ressortissants étrangers attendent pour quitter l’Egypte, la diplomatie se met en route avec le chef de l’État égyptien, Hosni Moubarak. Celui-là même contesté par des milliers de manifestants dans tout le pays. Washington a appelé au calme les manifestants, et s’est également dit satisfait de la « retenue » dont ont fait preuve jusqu’à présent les forces égyptiennes. Cependant, le dernier bilan fait état de 300 morts, dont bon nombre dus à la violence policière, depuis mardi 25 janvier. Voulant préserver le canal de Suez, les Américains ont annoncé qu’ils enverraient un ancien ambassadeur américain en Egypte, Frank Wisner, afin de rencontrer les nouveaux dirigeants.
Le secrétaire général de l’OPEP, Abdallah El-Badri, a estimé que les tensions, qui durent depuis 11 jours, pourraient affecter le passage stratégique du canal de Suez et entraîner une « pénurie » de pétrole. Cependant, les médias officiels égyptiens ont assuré, d’après le magazine “Challenges.fr”, que le canal fonctionnait « à pleine capacité ». Venu en soutien, le Fonds monétaire international a annoncé qu’il était prêt « à venir en aide à l’Egypte pour reconstruire son économie ».
Céline Tabou
Nos peines
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