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4 juin, parNos peines
Affrontements à Benghazi
17 février 2011, par

Des affrontements violents ont eu lieu à Benghazi, en Lybie, entre des manifestants contre le pouvoir et des partisans du dirigeant libyen Mouamar Khadafi. La police libyenne a dispersé par la force dans la nuit de mardi 15 à mercredi 16 février des centaines de personnes ayant participé à un sit-in contre le régime de Khadafi.
Benghazi, deuxième ville du pays, à 1.000 km à l’est de Tripoli a été le lieu de rassemblement des Libyens contre l’arrestation d’un militant des droits de l’homme, l’avocat Fethi Tarbel. Celui-ci est le représentant des familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade dans la prison d’Abou Salim à Tripoli qui avait fait plus de 1.000 morts.
Violences policières et émeutes pro-Khadafi
Ces manifestations surviennent avant une "journée de colère" libyenne prévue le 17 février pour commémorer la mort de quatorze manifestants tués le 17 février 2006 par les forces de l’ordre. Celui-ci a été interpellé « pour avoir répandu une rumeur selon laquelle la prison était en feu », selon l’édition en ligne du quotidien "Quryna".
L’intervention policière a fait 38 blessés et a été suivie par des manifestations en faveur de Mouammar Kadhafi dans plusieurs villes du pays. Face à la dimension qu’a prise la manifestation, la police a libéré l’avocat Fethi Tarbel, mais des manifestants ont continué à se mobiliser contre le régime en place. Ils ont lancé lors de leur manifestation au cœur de la Ville de Benghazi des slogans tels que « Benghazi réveille toi c’est le jour que tu attendais », ou « le peuple veut faire tomber la corruption », a indiqué l’AFP.
En signe d’apaisement, le Gouvernement libyen a libéré mercredi 16 février, 110 militants du Groupe islamique libyen de combat, dont trois dirigeants de cette organisation interdite. Une pétition reçue lundi 14 février par l’AFP, a récolté plus de 200 signataires et des organisations d’opposition libyennes basées à l’étranger ont demandé « le droit du peuple libyen d’exprimer son opinion » et appelé le colonel Kadhafi et sa famille à quitter le pouvoir.
Céline Tabou
Nos peines
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