APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Un drame quotidien près de chez nous
20 août 2013

Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations-Unies a fait part le 6 août de son inquiétude sur le nombre croissant de personnes risquant leur vie pour rejoindre le Yémen par bateau depuis l’Afrique, après avoir enregistré l’arrivée sur la côte yéménite de plus de 46.000 réfugiés et migrants durant les six premiers mois de cette année.
Le nombre de demandeurs d’asile, de réfugiés et de migrants au Yémen a augmenté depuis les six dernières années. L’année dernière, quelque 107.500 personnes avaient effectué la traversée, un nombre tristement record. Alors que les nombres sont en baisse cette année — 46.417 personnes de janvier à juin, en comparaison de 56.146 pour la même période de 2012 —, le nombre des arrivants est significatif. Depuis 2006, près d’un demi-million de personnes sont arrivées au Yémen dans le cadre de mouvements de migration mixte.
« Nous avons observé un changement significatif dans la population de réfugiés et de migrants arrivant au Yémen ces deux dernières années, avec davantage d’Éthiopiens effectuant la traversée. Ces personnes citent pour motif la situation difficile dans leur pays d’origine », a indiqué la porte-parole en chef du HCR, Melissa Fleming, aux journalistes à Genève mardi.
Auparavant, les réfugiés somaliens représentaient entre le tiers et le quart du total des arrivants. Sur le total des personnes arrivées au Yémen pour le premier semestre de cette année, 38.827 d’entre elles (84%) sont éthiopiennes, alors que 7.559 (16%) sont somaliennes.
La plupart des nouveaux arrivants ont rejoint le Yémen en février et en mars, via la mer Rouge. Quelque 34.875 personnes sont arrivées par la mer Rouge — et principalement dans le Gouvernorat de Lahij. Les 11.542 autres sont arrivées par la mer d’Oman — principalement dans le Gouvernorat de Hadramout.
Les réfugiés et les migrants sont vulnérables à l’exploitation, à la violence et aux abus sexuels à toutes les étapes de leur voyage. Les bateaux traversant la mer d’Oman ou la mer Rouge vers le Yémen sont souvent surchargés. Les passeurs forcent les passagers à sauter par-dessus bord en pleine mer pour éviter d’être repérés. D’autres passeurs attendent souvent sur la côte de recevoir les nouveaux arrivants.
Les autorités yéménites reconnaissent automatiquement les arrivants somaliens en tant que réfugiés. Le HCR détermine le statut de réfugié pour les Éthiopiens et les autres nationalités. Toutefois, peu d’Éthiopiens déposent une demande d’asile — en partie car beaucoup souhaitent continuer le voyage au-delà du Yémen ou car ils ne connaissent pas les procédures de demande d’asile. De ce fait, la plupart des Éthiopiens sont extrêmement vulnérables.
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