Moyen-Orient et Afrique du Nord

Vers un plan d’action de l’Algérie, de l’Egypte et de la Tunisie pour le règlement de la crise en Libye

Afrique du Nord

Témoignages.re / 18 décembre 2017

Les ministres des Affaires étrangères de l’Egypte, de la Tunisie et de l’Algérie, détermineront, lors de leur réunion dimanche soir à Tunis, « un plan d’action tripartite pour la prochaine étape et ses mécanismes, pour soutenir le plan des Nations unies pour un règlement de la crise en Libye ».

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Les diplomates maghrébins prévoient d’appuyer le plan onusien et l’accompagner avec les parties libyennes concernées à remplir les agendas constitutionnels et électoraux au meilleur moment approprié afin d’assurer la sécurité et la stabilité de la Libye et la région, selon un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères.

La même source a indiqué que le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, d’Algérie, Abdelkader Messahel, et de la Tunisie, Khamaies Jhinaoui, tiendront la quatrième réunion de coordination « dans le cadre de l’initiative de suivi du président Béji Caïd Essebsi pour un règlement global en Libye ».

Le communiqué a précisé que la réunion, qui a été convenue au cours d’une rencontre des trois pays étrangers au Caire le 15 novembre dernier, « sera consacrée à discuter des derniers développements dans le dossier libyen et les perspectives d’une solution politique globale ainsi que le suivi des principes qui ont été adoptés dans la Déclaration de Tunis de règlement politique global en Libye signée le 20 février 2017, et les réunions ultérieures en Algérie, à New York et au Caire ».

Le document a souligné que cette rencontre « sera l’occasion de revoir les résultats des contacts menés par les trois pays avec les différentes parties libyennes depuis la réunion du Caire pour avancer vers une solution de compromis à la crise libyenne ».

On rappelle que la Libye traverse une impasse dans le processus politique pour le règlement de sa double crise politique et sécuritaire en dépit du plan de la Mission des Nations unies qui semble s’enliser. Une situation qui s’est aggravée avec l’annonce, ce dimanche, du maréchal Khalifa Haftar, chef des forces armées nationales dans l’Est, qui a déclaré l’Accord de Skhirat caduc et a estimé que le gouvernement d’union nationale qui en est issu a perdu sa légitimité.