Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Appel d’Action contre la Faim
26 mars 2013

La reprise des combats en République Centrafricaine, suivie de la prise de Bangui ce dimanche, ont à nouveau plongé le pays dans la peur et le chaos. Elles font craindre la détérioration des conditions de vie déjà très précaires d’une population fragilisée par des années de conflits. Elle rend plus que jamais nécessaire une aide humanitaire d’urgence. Dans le contexte actuel Action contre la Faim rappelle qu’il impératif de respecter la neutralité et la sécurité des travailleurs humanitaires pour leur permettre de secourir les victimes.
PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)
C’est une triste rengaine. Trois mois après les combats qui avaient plongé Bangui dans le chaos fin décembre, la capitale centrafricaine est à nouveau en proie aux affrontements, au chaos et aux pillages. Cette crise et le climat d’insécurité ambiant est de nature à paralyser les structures de santé publique. Dans la capitale-même, un tiers1 des habitants vit dans la pauvreté et le nombre d’enfants souffrant de malnutrition est important : en 2012, plus de 5700 ont pris en charge en traitement ambulatoire ou hospitalier dans le cadre des programmes appuyés par ACF.
Au plan national, cette nouvelle crise risque d’affaiblir davantage encore une population centrafricaine dont plus de 60% vit en dessous du seuil de pauvreté et dont l’espérance de vie qui ne dépasse pas 50 ans.
L’instabilité socio politique a contribué à dégrader ces dernières années à affaiblir considérablement les moyens de subsistance des Centrafricains et leur capacité à faire face aux chocs. La violence et l’insécurité provoquent régulièrement dans les zones concernées des déplacements de populations, l’arrêt des activités de production agricole et des circuits commerciaux, comme observé en janvier dernier par l’équipe d’urgence d’Action Contre la Faim. Dans le district du Kémo, suite aux combats de début 2013, une baisse de la fréquentation des centres de santé avait été constatée, ainsi qu’un déficit alimentaire moyen sur tous les types de denrées alimentaires de 25%.
En temps normal, plus de 30% des ménages centrafricains n’arrivent pas à couvrir de façon adéquate leurs besoins alimentaires.
Dans ce contexte, plus que jamais, Action contre la Faim rappelle qu’une action humanitaire massive et indépendante est essentielle pour la population centrafricaine. L’organisation rappelle également qu’il est essentiel que toutes les parties du conflit permettent aux infrastructures de santé et aux actions humanitaires de continuer à fonctionner et protègent l’accès des habitants aux soins.
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