Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Hier et aujourd’hui à Addis-Abeba
26 avril 2013

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et six commissaires européens rencontrent depuis hier leurs homologues de l’Union africaine (UA) les 25 et 26 avril à Addis Abeba, en Éthiopie. Cinquante ans après la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), cette réunion de haut niveau marquera le début des préparatifs du quatrième sommet Afrique-UE, qui devrait se tenir à Bruxelles en avril 2014.
BRUXELLES, Royaume de Belgique, 24 avril 2013/African Press Organization (APO)
Cette rencontre permet de renforcer la coopération bilatérale et le dialogue politique entre les deux continents, de promouvoir leurs intérêts partagés et de s’attaquer à leurs défis communs d’échelle régionale et mondiale dans le cadre de la stratégie commune Afrique-UE.
Le président Barroso a déclaré : « L’Afrique est le plus proche voisin de l’Europe, et vice versa. Le partenariat entre la Commission européenne et l’Union africaine devient un peu plus important chaque jour. Je me réjouis de la prochaine réunion de nos Collèges, un événement qui symbolise la coopération, la convergence et la complicité entre les deux organisations sœurs qui sont les moteurs de l’intégration régionale en Europe et en Afrique. Je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble jusqu’à présent. Et je suis convaincu que nous pouvons encore aller beaucoup plus loin, en nous attaquant ensemble à nos défis communs – de l’action pour le climat à la sécurité régionale –, en éradiquant la pauvreté et en partageant les bénéfices du commerce et de la croissance. »
L’Union européenne est le premier partenaire commercial de l’Afrique et reste le plus grand bailleur de fonds en faveur de ce continent. Entre 2007 et 2012, les pays africains ont reçu près de 24 milliards d’euros d’aide publique au développement (APD) de l’UE.
Plus récemment, l’UE a dégagé 50 millions d’euros pour appuyer la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) par l’intermédiaire de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique, destinée à aider l’Union africaine et les organisations régionales africaines à mener des opérations de maintien de la paix, comme la mission de l’UA en Somalie (AMISOM) et la mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX). À travers la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique, l’Union européenne couvre essentiellement les coûts non militaires de la force, comme les indemnités journalières, les frais de transport et les frais médicaux. Depuis 2004, l’UE a fourni plus de 1,1 milliard d’euros via cette facilité, afin de prévenir les conflits et de promouvoir la paix, au Darfour, en Somalie et en République centrafricaine, par exemple.
La rencontre entre la Commission de l’Union africaine et la Commission européenne a commencé par des discours de politique générale de leurs présidents respectifs, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma et M. José Manuel Barroso, et se poursuivra par un débat en séance plénière et des réunions thématiques entre commissaires. Les discussions porteront sur l’intégration régionale, le commerce et les infrastructures, la gouvernance économique et les matières premières, ainsi que les douanes et la fiscalité. D’autres sujets importants sont l’environnement et l’action pour le climat, les énergies renouvelables et l’agriculture, la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité de l’approvisionnement alimentaire, la résilience, l’éducation, l’emploi, la santé et les migrations.
Tant l’Afrique que l’Europe doivent encore relever le défi consistant à consolider une croissance économique durable et faire en sorte qu’elle soit à l’origine de créations d’emplois pour tous, et en particulier pour les femmes et les jeunes. Une action coordonnée aux niveaux continental, régional et national est nécessaire à cette fin. Dans ce contexte, les questions relatives au commerce, à l’intégration régionale, à l’agriculture et aux matières premières figureront en bonne place parmi les points à l’ordre du jour. Lorsqu’ils aborderont l’éducation, la santé, le renforcement de l’autonomie des femmes et des jeunes et le développement du capital humain, les commissaires tenteront de trouver des moyens de coopérer plus étroitement pour relever les défis structurels et contribuer ainsi à la prospérité économique.
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