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4 juin, parNos peines
Action contre la faim
16 janvier 2013

Alors que le conflit au Mali entre dans une nouvelle phase, Action contre la Faim a dû suspendre temporairement ses programmes dans la région de Gao. ACF s’inquiète des conséquences des affrontements sur la population déjà fragilisée non seulement pour le centre du pays où les combats ont lieu, mais également dans le nord, qui se trouve encore plus isolé, et auprès des populations déplacées dans les pays voisins.
PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)
La nouvelle phase du conflit qui sévit aujourd’hui au Mali aggrave une situation déjà précaire dans le pays et entrave l’action humanitaire. Action contre la Faim, si elle poursuit ses interventions dans le centre du pays (Kayes, Koulikoro et Bamako) a dû interrompre temporairement, pour des raisons de sécurité, ses programmes dans la région de Gao, qu’elle entend reprendre aussi tôt que possible. Il s’agit notamment du traitement d’enfants sous-nutris dans l’hôpital de référence de Gao et les centres de santé des cercles d’Ansongo, Bourem et Gao.
ACF insiste sur l’importance de laisser l’action humanitaire se poursuivre afin de répondre aux besoins des plus vulnérables, tout en rappelant les principes de neutralité (politique, religieuse) qui sont au coeur de son mandat.
Alors que l’intérêt de la communauté internationale se porte vers le centre du pays, où ont lieu les affrontements ouverts, Action contre la Faim alerte également sur les risques que la situation fait peser également sur le nord du pays. "C’est par le centre que transitent une partie des denrées alimentaires et les liquidités destinées aux régions du Nord du pays, explique Franck Vannetelle, directeur pays d’ACF au Mali. Depuis la fermeture de la frontière Algérienne et le blocage des voies de communication terrestres du centre du Mali, la región Nord est pratiquement enclavée".
Depuis le début du conflit, les déplacements de population ont augmenté faisant craindre une détérioration de la situation pour les déplacés et les populations hôtes. "Pendant les semaines à venir, ACF sera très attentif aux flux de réfugiés et déplacés ; nos équipes effectuent notamment un suivi des déplacements du nord-est du Mali vers la Mauritanie," témoigne Vincent Stehli, directeur des opérations à Action contre la Faim.
Selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies, le nombre de réfugiés chassés par le conflit au Mali avoisine les 150.000 personnes dans les pays voisins, et le nombre de déplacés dans le pays est proche de 230.000 selon le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).
Action contre la Faim étudie un plan de contingence régional pour répondre de manière plus globale aux conséquences du conflit.
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