Nouvelles d’Afrique

MINUSMA : sensibiliser pour réduire les violences communautaires

Mali

africanpressorganization / 10 novembre 2016

L’activité, qui s’est déroulée au quartier général de la MINUSMA à Tombouctou, visait à outiller la vingtaine de participants sur le processus d’identification et d’élaboration des projets RVC leur permettant de mieux conduire leur mise en œuvre.

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UN Photo/Marco Dormino

La Section de la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (RSS-DDR), a organisé le 3 novembre dernier, un atelier de renforcement des capacités des partenaires chargés de l’exécution des projets de Réduction des Violences Communautaires (RVC), dans les régions de Tombouctou et de Taoudéni. L’activité, qui s’est déroulée au quartier général de la MINUSMA à Tombouctou, visait à outiller la vingtaine de participants sur le processus d’identification et d’élaboration des projets RVC leur permettant de mieux conduire leur mise en œuvre.

A l’ouverture de cette rencontre, le Chef de Bureau par intérim de la MINUSMA a, d’une part, souligné l’engagement et l’implication de tous les acteurs œuvrant pour la paix et la stabilité au Mali et, d’autre part, Mamane Sani Moussa les a invité à axer davantage leurs interventions sur la réalisation adéquate de ces projets au bénéfice des communautés ciblées.

Les officiers de RSS-DDR sont intervenus entre autres, sur des thématiques liées à la conception, les objectifs, les critères d’éligibilité, le processus d’approbation et la mise en œuvre des projets de RVC. De nombreuses questions posées par les participants ont porté sur la durée de soumission des projets, l’acceptation des idées de projets, en conformité aux besoins des communautés et, les difficultés liées au processus d’approbation.

Alors que les projets de RVC visent à contribuer à l’amélioration de la sécurité et au renforcement de la cohésion sociale, à la promotion du dialogue et à la réconciliation entre les différents membres de la communauté, des facteurs comme l’insécurité, l’inaccessibilité de certaines localités et l’insuffisance de services techniques qualifiés, l’absence de réseau de téléphonie mobile dans d’autres localités, sont autant de difficultés avec lesquelles les équipes de mise en œuvre doivent composer sur le terrain. Des problématiques débattues lors des travaux en atelier qui ont servi de cadre pour l’identification de stratégies devant renforcer la collaboration des partenaires et faciliter leur travail.

Ont pris part à ces échanges, les représentants cinq ONG locales de la région et des associations et structures telles que : l’Association Malienne pour la Survie au Sahel (AMSS), Action Recherches pour le Développement des initiatives Locales (ARDIL), l’Association pour le Développement en Zone Aride (ADAZ), la Cellule d’Appui aux Initiatives du Développement (CAID), Recherche Action en Développement Local (RADEL) et l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM).