Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Conférence de presse à Bamako du Chef de la Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel
25 janvier 2014

M. Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel et Chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) a déclaré à la presse, qu’en 2014, la MISAHEL accordera la priorité à la sécurité et au développement dans la région du Sahel. S’agissant du Mali, M. Buyoya a indiqué que 2014 devrait voir « la tenue de pourparlers inclusifs, un processus devant permettre aux Maliens de tourner définitivement la page de la crise ». Dans ce processus, a-t-il indiqué, « la MISAHEL compte apporter la vaste expertise africaine pour appuyer les autorités maliennes dans leurs efforts visant à répondre aux aspirations légitimes de justice, de cohésion sociale et d’épanouissement individuel et collectif de toutes les communautés du Mali ».
ADDIS ABEBA, Ethiopie, 24 janvier 2014/African Press Organization (APO)
Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse tenu au siège de la MISAHEL le 23 janvier pour indiquer les priorités de 2014 de la Mission.
M. Buyoya a enfin réitéré la disponibilité de la MISAHEL à contribuer à la recherche de solutions aux défis de sécurité, de gouvernance et de développement au Mali, en particulier, et dans la région du Sahel, de manière générale. C’est autour de ces problématiques qu’une stratégie de l’UA pour le Sahel ainsi qu’un plan d’action ont été développés. La poursuite du Processus de Nouakchott pour la promotion de la coopération entre les pays du Sahel en matière de sécurité transfrontalière devrait aboutir à des mécanismes opérationnels permettant de faire face aux crises. « La mutualisation des efforts des pays de la région permettra, à terme, de gagner le pari de la sécurité », a-t-il assuré. Concernant le volet de la gouvernance, la MISAHEL s’attachera à identifier des problématiques communes aux pays du Sahel afin de proposer des solutions basées sur les expériences africaines réussies. Des questions allant de l’extrémisme religieux à la décentralisation et qui ont un impact sur le développement seront passées au crible. Concernant son programme pour le développement, M. Buyoya a indiqué que la tâche de la MISAHEL sera de coordonner et d’harmoniser les structures et les programmes de l’UA existants dans la région afin de mieux répondre aux attentes des populations.
Concernant le Mali particulièrement, le Chef de la MISAHEL a rappelé l’engagement de l’Union africaine depuis le début de la crise. En effet, l’UA a été au centre de sa résolution avec le déploiement au Nord du Mali des troupes africaines dans le cadre de la MISMA, concomitamment avec l’Opération Serval. Ce sont ces troupes qui ont été transformées, le 1er juillet 2013, en une mission des Nations unies (MINUSMA). Ayant joué un rôle actif dans la conduite des négociations qui ont abouti aux Accords de Ouagadougou, l’UA a également participé à la préparation et à la mise en œuvre du processus électoral, aussi bien financièrement qu’à travers la mise à la disposition de la CENI d’un expert en matière électorale. En 2014, dans le cadre de son soutien au processus de réconciliation au Mali,la MISAHEL est prête à accorder toute l’assistance nécessaire à la nouvelle commission chargée de dialogue, justice et réconciliation aussitôt qu’elle sera mise en place. « Nous souhaitons mettre à la disposition du Mali nos expériences de réconciliation comme nous sommes prêts à appuyer la réforme du secteur de la sécurité ».
Dans le Nord du Mali, la situation sécuritaire reste précaire et constitue une source de préoccupation. « Au-delà du cantonnement qui n’a pas démarré comme prévu par les Accords de Ouagadougou et son mécanisme de mise en œuvre, le désarmement et la démobilisation des groupes armés constituent un défi à relever dans le cadre du processus de dialogue inclusif » a poursuivi M. Buyoya. Il a donc appelé« tous les acteurs concernés à accélérer la cadence afin de passer à l’étape supérieure ».
La MISAHEL restera saisie de ces questions. Dans cette optique, durant le premier trimestre de 2014, sa composante « Droits de l’Homme » compte concentrer ses efforts sur le processus de réconciliation nationale. « Elle suivra le redéploiement de l’administration publiquedans les régions du Nord, notamment les services de l’éducation, de la justice, de la sécurité, de l’eau et de l’électricité ».
M. Buyoya a conclu le point de presse en rappelant que « l’année 2013 a été très difficile mais le Mali s’en est sorti haut la main en remportant le défi de l’organisation d’élections présidentielle et législative reflétant le souhait du peuple malien ». « Toutefois, beaucoup reste à faire et il est de notre devoir d’y travailler du mieux que nous pouvons. La MISAHEL est ici pour aider le Mali à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé eu égard à la paix, la gouvernance et le développement ».
A propos de la MISAHEL
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