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4 juin, parNos peines
Droits humains
14 janvier 2013

A la suite des violents combats à Konna et des bombardements survenus à Léré puis à Douentza dans la nuit de samedi à dimanche, Médecins Sans Frontières (MSF) demande à toutes les parties au conflit au Mali de respecter les populations civiles, ainsi que l’intégrité des structures de santé.
A Douentza, une localité située au nord-est de Mopti, les bombardements ont repris dimanche matin. Une équipe médicale de MSF se trouve actuellement à l’hôpital afin d’y appuyer les activités médicales.
« En raison des bombardements et des combats, personne ne se risque à bouger dans la ville et les patients n’arrivent pas à l’hôpital », explique Rosa Crestani, responsable des programmes d’urgence de MSF. « Nous sommes inquiets pour les personnes résidant à proximité des zones de combat et demandons à toutes les parties au conflit de respecter le sort des populations civiles et l’intégrité des structures médicales. » Dans la nuit du 10 au 11 janvier, MSF avait déjà reçu « plusieurs appels faisant état de nombreux morts et blessés à Konna, y compris parmi les civils », précise le Dr Mego Terzian, responsable des opérations d’urgence Mali à Paris.
MSF a déjà acheminé deux camions chargés de matériel médical et de médicaments destinés aux structures de santé de la région de Mopti. De nombreux habitants de la région de Mopti auraient également fui les combats, plusieurs localités s’étant vidées de leurs habitants. MSF s’efforce actuellement de localiser ces personnes déplacées afin de leur apporter une aide médicale via des dispensaires mobiles.
Suite aux bombardements survenus à Léré, plus au nord, plusieurs centaines de personnes ont traversé la frontière mauritanienne. Les équipes de MSF en Mauritanie ont activé leur plan d’urgence et sont sur place pour leur porter assistance. « Déjà 200 réfugiés sont arrivés en voiture ou en camion dans le camp de Fassala, en Mauritanie », explique Karl Nawezi, responsable des programmes de MSF en Mauritanie. « Ces derniers nous ont confié que de nombreux autres réfugiés, qui n’avaient pu trouver de véhicule, avaient fui à pied en direction de la frontière. »
Au-delà des activités médicales menées à Mopti et Douentza, MSF travaille dans les régions de Tombouctou et Gao. A Tombouctou, où ses équipes interviennent dans l’hôpital de référence, MSF a reçu une dizaine de blessés à la suite des combats situés à plus de sept heures de route. Nos équipes travaillent également dans neuf centres de santé communautaires des environs de Tombouctou. MSF mène enfin des activités d’approvisionnement en médicaments et en matériel médical, et tente d’augmenter son soutien médical et chirurgical à proximité des zones de combat.
PARIS, France, 14 janvier 2013/African Press Organization (APO)
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