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9 septembre, par2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès, témoignage de Houssen Amode
Droits humains
11 janvier 2014

Au cours des dix derniers jours, des milliers d’habitants de Bangui ont trouvé refuge sur les sites de déplacés de la capitale. Ils sont venus s’ajouter aux centaines de milliers de déplacés qui vivent déjà sur place depuis le 5 décembre. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine ont renforcé leurs opérations pour faire face à l’urgence.
GENEVE, Suisse, 9 janvier 2014/African Press Organization (APO)
Près de 7000 personnes ayant trouvé refuge près de la communauté religieuse de Padre Pio et du Grand séminaire Saint-Marc, au sud de la capitale, ont reçu une aide alimentaire sous forme de maïs, haricots, sel et huile. « Ces personnes ont fui récemment les violences, laissant derrière elles pratiquement tout ce qu’elles avaient. Elles ont beaucoup de mal à subvenir à leurs besoins essentiels », explique Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine.
Le CICR distribue quotidiennement de l’eau à plus de 100 000 personnes sur le site de l’aéroport et à 30 000 déplacés vivant aux abords du monastère de Boy Rabe. « Cette aide améliore quelque peu leur quotidien, mais les conditions générales d’hygiène dans ces lieux demeurent très précaires », poursuit M. Georgantas.
« En dépit de conditions de sécurité difficiles, nous sommes présents depuis le début de la crise, le 5 décembre dernier, aux abords de l’aéroport, où se trouve la plus grosse concentration de déplacés. Nous nous efforçons de faire face à l’afflux de personnes déplacées qui arrivent chaque jour, explique M. Georgantas. La priorité consiste à trouver des solutions rapides et efficaces qui permettront d’augmenter la capacité de leur fournir de l’eau potable et d’améliorer les conditions d’assainissement sur le site. »
Vu le nombre important de blessés qui arrivent tous les jours à l’hôpital communautaire, une équipe chirurgicale a été envoyée en renfort. « Il s’agit de soigner des blessures causées par les violences et de réaliser des opérations d’urgence. Nous accueillons toutes les personnes ayant besoin d’une assistance médicale et les soignons avec pour seul critère de priorisation la gravité de leurs blessures », indique le chirurgien Essam El Sayed, qui a effectué avec son équipe une trentaine d’opérations depuis le 4 janvier 2014.
Le CICR a en outre remis en service l’unité de traumatologie afin d’augmenter la capacité d’accueil. « Les besoins sont énormes. Les 26 lits de cette unité sont déjà tous occupés et il est prévu d’en rajouter d’autres, notamment dans l’unité des soins intensifs. »
Parallèlement, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine continuent à dispenser des premiers secours. Ces derniers jours, ils ont aussi évacué une vingtaine de blessés et 18 malades (dont six femmes enceintes et neuf enfants) vers l’hôpital communautaire et la maternité Castor, les deux seules structures hospitalières fonctionnelles à Bangui.
Cette semaine, en soutien à la campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite, les équipes du CICR travaillent sur deux sites à Bangui regroupant plus de 23 000 déplacés. Au total, 8 500 enfants et mineurs seront vaccinés sur trois jours.
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