Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Droits humains
12 juillet 2013

En visite à Bangui, capitale de la République centrafricaine, aux côtés de Mme Valérie Amos, sous-secrétaire générale des Nations unies responsable des affaires humanitaires et de la coordination de l’aide d’urgence, la commissaire Kristalina Georgieva a annoncé aujourd’hui que la Commission européenne allait accroître de 8 millions d’euros son aide humanitaire à ce pays.
La visite de la commissaire Georgieva et de la baronne Amos en République centrafricaine s’inscrit dans un contexte de grande instabilité et de détérioration rapide de la situation humanitaire. L’enveloppe supplémentaire de 8 millions d’euros, qui devra encore être approuvée par le Parlement européen et les États membres dans le courant de ce mois, portera à 20 millions d’euros l’aide d’urgence fournie par l’UE à la République centrafricaine depuis le début de l’année.
Depuis décembre dernier, le conflit qui touche la République centrafricaine a entraîné le déplacement de 206 000 personnes dans le pays et l’exode de près de 55 000 autres vers les pays voisins. C’est dans des conditions exceptionnellement difficiles que les organisations humanitaires tentent d’atteindre les populations touchées et de leur apporter secours et protection.
« L’ensemble de la population, soit plus de 4 millions de personnes, est touchée par la crise actuelle et souffre des pillages et des violations des droits de l’homme », a déclaré Mme Georgieva. « La situation se détériore rapidement. Nous devons agir maintenant. » « J’ai pu constater de visu les conséquences humanitaires de la situation en République centrafricaine sur l’Afrique centrale dans son ensemble. La République démocratique du Congo et le Cameroun ont respectivement accueilli 35 000 et plus de 85 000 réfugiés centrafricains. Le Tchad, le Darfour et le Soudan du Sud sont également touchés. » « L’UE est le principal bailleur de fonds en faveur du pays, mais notre aide ne suffit pas. J’en appelle à nos partenaires internationaux dans le domaine de l’aide humanitaire et du développement afin qu’ils redoublent d’efforts pour mettre un terme aux souffrances de la population centrafricaine. Il s’agit d’une question de vie ou de mort et, en ce moment critique, c’est tous ensemble que nous pouvons faire pencher la balance. » « Je remercie la Commissaire Kristalina Georgieva pour son annonce. Les besoins en RCA sont grands et ne cessent de croître. 1,6 millions de personnes sont victimes de malnutrition et les enfants sont particulièrement vulnérables. De plus, les maladies telles que la malaria et la rougeole menacent également des millions de personnes » rapporte Mme Valérie Amos, Secrétaire Générale adjointe des Nations Unies chargée des Affaires humanitaires.
Cette nouvelle enveloppe représente une augmentation significative par rapport aux 8 millions d’euros qui ont permis de venir en aide à plus de 430 000 personnes l’an dernier. Le but est de soutenir des actions assurant dans l’immédiat la survie de la population, telles que la distribution de produits alimentaires de base et d’articles de survie et la fourniture d’abris, de soins de santé, d’une protection, d’eau, ainsi que de services d’hygiène et d’assainissement.
Les fonds alloués par la Commission permettront d’atteindre les populations les plus vulnérables de la République centrafricaine, notamment les déplacés internes, les réfugiés et les personnes de retour. Ils seront acheminés par l’intermédiaire des partenaires humanitaires de la Commission européenne présents dans le pays, notamment des agences des Nations unies et des organisations non gouvernementales.
| La République centrafricaine, qui compte parmi les pays les plus pauvres du monde, est plongée depuis dix ans dans un conflit armé. Les nouveaux combats entre les forces gouvernementales et la Seleka (une coalition de cinq groupes rebelles), qui a récemment pris le contrôle de la capitale Bangui, ont semé le trouble dans le pays. La Commission européenne soutient des actions visant à assurer la survie de la population du pays depuis 2001, pour un budget total de 63,7 millions d’euros (12 millions d’euros jusqu’à présent cette année). Ces cinq dernières années, la Commission européenne a été l’un des principaux bailleurs de fonds en faveur du pays. Vu la difficulté d’atteindre les populations en situation de détresse humanitaire dans le pays, la Commission européenne soutient le service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS) à hauteur de 650 000 d’euros. Une équipe d’experts humanitaires de la Commission européenne est présente sur le terrain pour assurer le suivi de la situation, évaluer les besoins et superviser l’utilisation des fonds de l’UE. La Commission européenne oeuvre avec les organisations humanitaires qui sont les mieux placées pour fournir une aide dans les pays concernés (UNICEF, Comité international de la Croix-Rouge, BCAH et plusieurs ONG). L’UE fournit aussi une aide au développement qui vise à satisfaire les besoins élémentaires des plus vulnérables. Entre 2008 et 2013, le Fonds européen de développement (FED) a alloué quelque 210 millions d’euros pour l’ensemble du pays. |
BRUXELLES, Royaume de Belgique, 11 juillet 2013/African Press Organization (APO)
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