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4 juin, parNos peines
Droits humains
30 mars 2013

Quelques jours après les violents combats qui ont secoué Bangui, la capitale de la République centrafricaine, la sécurité dans la ville demeure très problématique et le sort des personnes blessées est extrêmement préoccupant.
GENEVE, Suisse, 28 mars 2013/African Press Organization (APO)
« Les couloirs de l’hôpital communautaire de Bangui sont bondés de blessés, et le personnel soignant n’arrive plus à faire face aux urgences », explique Bonaventure Bazirutwabo, médecin du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), au terme d’une visite dans cet hôpital. « La situation est catastrophique : les blessés occupent toutes les places de l’hôpital et les malades ne peuvent être soignés. »
Près de 200 blessés ont été admis dans les principaux hôpitaux de la ville à la suite des affrontements. Une quarantaine de personnes est toujours en attente d’une opération urgente. Comme l’ensemble de la ville, les hôpitaux manquent aujourd’hui d’eau courante, d’électricité en continu et bientôt de carburant. Dépourvus de stocks de médicaments suffisants, les principaux hôpitaux de Bangui ne peuvent plus accueillir de nouveaux patients. Le CICR a distribué 150 litres de carburant à l’hôpital communautaire, principal établissement médical de la ville, pour qu’il puisse alimenter son générateur.
« Nous avons toujours du mal à circuler sans risque dans la ville, indique Giorgios Georgantas, chef de la délégation du CICR à Bangui, et les pillages n’ont malheureusement pas cessé. Nous sommes déterminés à apporter sans délai un soutien à toutes les personnes qui en besoin, y compris les blessés et le personnel médical. Nous mettons tout en œuvre pour y arriver malgré les circonstances actuelles. »
Les secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine ont pu porter secours à près de 400 personnes, en leur prodiguant les premiers soins ou en évacuant les cas les plus graves vers des structures sanitaires. Ces volontaires interviennent aujourd’hui encore pour faciliter la prise en charge des dépouilles mortelles à la morgue ou dans les quartiers, ainsi que leur inhumation. Le CICR aide ces volontaires en mettant à leur disposition des trousses de premiers secours, du carburant et du produit désinfectant
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