Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Environnement
12 août 2013

Une partie de l’habitat forestier de chimpanzés en voie de disparition au Cameroun sera détruite si le projet controversé de plantation d’huile de palme d’une société américaine n’est pas arrêté.
Herakles Farms a affirmé que son projet dans la Région du Sud-Ouest du pays n’affecterait qu’une zone de faible valeur pour la conservation de la biodiversité. Mais une nouvelle étude de l’Université de Dschang, en collaboration avec l’université de Göttingen, soutenue par Greenpeace, SAVE Wildlife et WWF Germany, montre le contraire.
L’étude a révélé que la zone est non seulement un habitat pour les chimpanzés, mais aussi pour l’éléphant de forêt et des primates rares tels que le drill, en danger (liste rouge de l’UICN), et le Colobe roux du Cameroun, en danger critique d’extinction, en plus d’un certain nombre d’espèces de poissons - dont plusieurs sont endémiques à la région.
« Le gouvernement américain a investi massivement ces dernières années dans un grand plan d’action pour la conservation des chimpanzés au Nigéria et au Cameroun », a déclaré Filip Verbelen, Chargé de campagne Forêts à Greenpeace International.
« Il est donc à la fois ironique et tragique qu’une entreprise américaine soit en passe de détruire une zone forestière qui est vitale pour la survie de ces chimpanzés."
Les recherches récentes de Greenpeace dans la zone du projet de plantation ont également établi la présence des nids de chimpanzés. Cette zone est entourée de quatre aires protégées, notamment le célèbre parc national de Korup et constitue donc un corridor vital pour les animaux.
Les chimpanzés du Nigeria-Cameroun sont classés par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) comme étant une espèce en danger. En effet, certaines estimations de scientifiques recensent seulement 3,500 individus survivant encore à l’état sauvage. Par ailleurs, le drill est l’un des primates les plus menacés d’Afrique et 80% de l’habitat de la population restante dans le monde se situe dans une partie forestière relativement petite du Cameroun.
« Les résultats de notre enquête montrent que la zone ciblée par le projet de plantation est de grande valeur pour la conservation. Certaines régions pourraient même représenter un véritable sanctuaire pour les chimpanzés," a déclaré le Docteur Kadiri Serge Bobo de l’Université de Dschang, au Cameroun. « Ils montrent également que les études antérieures présentées par l’entreprise étaient inadaptées et ne mentionnaient pas la présence d’espèces de mammifères menacées comme elles auraient dû le faire."
Le projet d’Herakles Farms dans la Région du Sud-Ouest n’a cessé d’être l’objet de controverses depuis son lancement en 2009. En effet, le développement de la plantation s’est déroulé illégalement et a été associé à des pratiques de corruption. De nombreuses organisations camerounaises et internationales appellent à l’annulation du projet.
Le projet a également été développé sans consultation sérieuse des communautés, ni leur consentement libre, informé et préalable (CLIP). Nombreux sont les membres de ces communautés qui s’opposent au projet menace de leur faire perdre leurs terres et leurs moyens de subsistance traditionnels.
JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 8 août 2013/African Press Organization (APO)
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture